La ‘’démission’’ de Louceny Camara débloque -t-elle la crise politique ?

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Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) Louceny Camara a annoncé mercredi soir sa décision de ne pas se représenter au sein de la nouvelle Commission électorale. Dont le projet de recomposition est depuis mercredi sur la table du Conseil national de la transition pour examen et adoption.

 Il  dit avoir saisi sa centrale, en l’occurrence l’USTG (Union syndicale des travailleurs de Guinée) qui l’a mandaté au sein de la Céni.  « J’ai décidé de saisir ma centrale syndicale pour qu’elle désigne un autre membre à ma place dans la nouvelle CENI. »

Par ce bout de phrase, l’on comprend aisément que Louceny Camara n’a pas démissionné au sens propre du terme, mais l’annonce de cette décision devrait permettre, avec une dose de bonne foi, de la part des acteurs politiques, de revoir leur copie et civiliser davantage les débats dans la perspective des législatives crédibles et apaisées.  

Dans l’attente de la déclaration officielle de l’opposition dite radicale promise ce jeudi, la tendance est  au contentement, vue les réactions  à chaud de certains opposants majeurs  qui reconnaissent même avec prudence,  un pas de franchi vers l’organisation des prochaines législatives.

A l’analyse, les revendications d’ordre institutionnel de l’aile dure de l’opposition, au nombre de deux principalement, sont en passe d’être réglées avec l’examen du projet de loi portant recomposition de la Commission électorale nationale indépendante.  

Seulement voilà, en plus de la recomposition paritaire, l’aile dure de l’opposition exige une Céni à 23 membres au lieu de 25, en demandant le départ  des deux représentants de l’administration du territoire.

Comment le conseil national de la transition va s’y prendre pour tenter de contenter les parties en face, la mouvance et l’opposition. C’est toute la question.

L’autre question non moins importante qui est d’ordre technique, et qui concerne l’opérateur sud-africain Waymark décrié par l’opposition, ne devrait pas constituer par principe, une source de blocage du processus électoral. D’autant plus que cette question était jusque-là considérée au sein de l’opposition comme un détail technique pouvant être réglé à l’intérieure d’une Céni consensuelle.

En définitive, les Guinéens devraient enfin retrouver l’espoir d’élire dans les meilleurs délais leur Assemblée nationale. Cela requiert simplement de la part des acteurs concernés, la volonté politique, et la sauvegarde de la maison commune : la Guinée, pour laquelle, tous prétendent défendre.

Ismael Camara

 

 

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