Violences à Conakry : le parti au pouvoir accuse l’Opposition de vouloir  » provoquer une situation chaotique »

0
140

Le secrétaire général du RPG-Arc-en-ciel, parti au pouvoir, a accusé il y a quelques heures à Conakry les opposants au régime de Condé de vouloir «  provoquer une situation chaotique » en Guinée. Saloum Cissé se prononçait ainsi à propos des scènes de violences constatées la semaine dernière entre les partisans du pouvoir et ceux de la mouvance présidentielle.

« (…) le dessein inavoué des Partis politiques de l’opposition est, comme ils l’ont toujours dit depuis l’élection du Professeur Alpha CONDE à la Magistrature suprême du pays, d’empêcher la tenue effective des élections législatives et de provoquer une situation chaotique généralisée pour compromettre les acquis du Gouvernement, en termes de bonne gouvernance, ayant conduit à l’atteinte des résultats assurant à la Guinée le statut de PPTE » affirme le secrétaire général du RPG-Arc-en-ciel.

SaloumCissé reste cependant convaincu que ses opposants font feu de tout bois pour « montrer à l’opinion internationale que nous ne sommes encore pas suffisamment murs, politiquement, pour aborder les échéances de finalisation de la transition.

Le week end dernier, des partisans de l’opposition et ceux du pouvoir se sont affrontés à Madina, grand marché de Conakry. Chaque camp accuse l’autre de l’avoir provoqué. Les incidents ont conduit à d’énormes pertes matérielles et financières. Dans les quartiers chauds de la banlieue, précisément à Bomboly, Bambéto et Cosa, des jeunes proches du chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo, sont descendus dans les rues pour protester contre les casses de boutiques. Les forces de l’ordre qui sont descendues sur les lieux ont causé la mort d’un jeune de 21 ans.

Le parti qui soutient les actions du Président guinéen, «  appelle les victimes à la retenue et à acorder leur pardon aux auteurs de ces actes .»

La dernière marche pacifique organisée par le Collectif des partis et l’ADP, deux alliances d’opposition, visait à exprimer leur désaccord face à l’opérateur électoral waymark et à demander son retrait pur et simple.

« Tant que la nouvelle CENI n’aura pas été mise en place, sur la base de la mise en œuvre du principe de la représentation paritaire telle qu’elle découle de la loi révisée, aucune autre revendication ne devrait objectivement être faite sur d’autres aspects devant constituer les activités opérationnelles de la CENI, comme par exemple la révision du fichier électoral et toute la procédure qui devra y être appliquée. Il appartiendra à la CENI recomposée ou restructurée de se pencher sur ces diverses questions opérationnelles avec les grandes tendances politiques » répond Cissé.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici