Ce que Malick Kébé dit des Spectacles, Koundouwaka, Takana Zion, Tiken, Alpha Condé… Entretien

0
203

Mission, fonctionnement et activités de l’AGS (agence guinéenne des spectacles), plages et lieux de spectacle, concert récent de l’artiste Abraham Sonty, annulation du concert « pour la paix » à l’entre deux tour de la présidentielle de 2010, visite récente de l’artiste ivoirien Tiken Jah Fakoly, qui avait chanté « libérez Alpha Condé »… Nous avons rencontré récemment Malick Kébé, directeur général de l’agence guinéenne des spectacles.

Guineetime.com : Dans quel état avez-vous trouvé l’Agence guinéenne de spectacles que vous dirigez ?

Malick Kébé : Merci de m’avoir donné l’opportunité de parler de l’agence guinéenne de spectacle et de ses activités. D’abord, avant de parler de l’état dans lequel, j’ai trouvé l’agence guinéenne de spectacle, je voudrais tout d’abord vous rappeler dans quel contexte cette structure du ministère de la Culture et du patrimoine historique a été mise sur pieds. C’était à la suite d’une rencontre des hommes de culture en 1999 au palais du peuple. Il avait été recommandé de mettre sur pieds, une agence de spectacle qui aura pour mission, la réglementation des spectacles sur toute l’étendue du territoire national. Ce qui fût fait et M. le ministre Fodéba Isto Kéira a été le tout premier directeur général de cette boîte. Voilà ! Et, depuis, il été succédé par un autre directeur, en la personne de M. Makanera [ndlr: actuellement, conseiller au ministère de la Culture], puis M. Saïfoulaye… En 2010, j’ai repris le flambeau. Depuis 2010, je suis à la tête de l’agence guinéenne de spectacle. Pour revenir à votre question, vous avez dû constater les travaux realisés au niveau du bâtiment qui abrite l’Agence guinéenne de spectacle.

Peut être, mais pour le lecteur qu’est ce qui a changé ?

Ce que nous avons changé pour la première des choses, c’est l’organisation ; parce que les choses se faisaient pêle-mêle ici. Donc, quand nous sommes venu, nous avons mis toute une administration sur pieds pour expliquer aux gens comment les choses devraient désormais fonctionner. Cette organisation, nous l’avons mise en place, en étroite collaboration avec les différentes structures de la place. Entre autres, les structures ayant en charge de la gestion des espaces d’exploitation des spectacles, les diffuseurs, les différentes radios et télévisions de la place pour que vraiment la collaboration ou la communication sur nos différentes activités  se passent dans de meilleures conditions. Dieu merci, nous avons démarré et les opérateurs culturels ont suivi.

Nous allons revenir sur ces aspects. Mais, en attendant, dites-nous sur le plan de la qualification de spectacle qu’est ce qui à évolué ?

Beaucoup de choses ont changé. Depuis notre arrivée à la tête de l’Agence guinéenne de spectacle, il n’ y a plus de pagaille dans le milieu des spectacles.

Mais récemment, un des spectacles d’Abraham Sonty a dégénéré à Conakry…

Eh bien voilà ! Vous savez, je vais vous expliquer qu’il y a certaines choses qui se passent dans le spectacle que les gens ignorent. Vous savez qu’il y a des dessous du spectacle d’Abraham Sonty. Il s’agit d’un artiste pour qui j’ai beaucoup de respect, beaucoup de considérations parce que c’est quelqu’un qui va vers la perfection. Il a dépensé 12 millions de fcfa grâce au soutien de la société guinée games du frère Antonio Souaré pour faire venir un matériel de sonorisation digne de ce nom afin de donner un beau spectacle au public guinéen. Le matériel est parti de Dakar, je crois, et c’est ce matériel qui est arrivé un peu tardivement, le jour du spectacle. C’était vers 17 heures, donc le temps de descendre le matériel, de le monter et de faire toute la balance, il y a eu ce retard. Mais, ce qui est  important, c’est que l’artiste a fait tous les efforts pour faire plaisir au public mélomane guinéen.

Oui ! Mais, on pouvait prévenir pour tenir compte de tous ces paramètres techniques pour éviter ce qui est arrivé…

Oui ! Mais, ça, c’est aux organisateurs. Moi, ce que j’apprécie un tout petit peu, c’est la volonté de bien faire .Vous étiez certainement au palais du peuple, vous avez vu la qualité sonore, vous avez vu la qualité de la lumière, vous avez vu la qualité de l’organisation ! C’est vrai qu’il y a eu du retard, nous le reconnaissons, mais vu l’effort et  la bonne foi, ce que l’artiste voulait faire pour donner beaucoup plus de plaisir aux spectateurs nous amène à l’accompagner dans sa démarche. Donc, je suis entièrement d’accord quand vous parlez de ce retard qui est indépendamment de sa volonté et même indépendamment de la volonté des organisateurs. N’oublions pas aussi l’effet du voyage avec l’état des routes entre Dakar et Conakry. Donc, j’avoue qu’ils ont surmonté un certain nombre de difficultés. Et, malgré tout, ils ont pu monter le matériel et offrir un spectacle de qualité.
 
Votre objectif, entant qu’Agence guinéenne de spectacle, sauf erreur, est la qualification du spectacle en Guinée, en mettant en place un certain nombre d’instruments pour faciliter justement la tâche aux artistes. Qu’est-ce que vous faites concrètement pour atteindre cet objectif ?

En réalité cela ne relève pas du rôle de l’Etat. Nous ne pouvons pas être juge et partie à la fois. Nous ne pouvons pas nous impliquer dans le commercial. Cela relève du domaine des opérateurs culturels. C’est comme si tu demandais au ministère de la Santé de se lancer dans la commercialisation des produits pharmaceutiques. Il y a des structures qui doivent le faire mais, malheureusement, ces structures n’ont pas de moyens efficaces et surtout ne sont pas professionnelles. Nous, à l’Agence Guinéenne de spectacle, nous essayons d’échanger chaque fois avec les opérateurs culturels pour leur donner quelques directives, car dans ce milieux également on rencontre beaucoup d’opérateurs culturels mais plusieurs parmi eux ne sont pas professionnels. Il y en a qu’on ne peut pas qualifier d’amateurs, mais de simples débrouillards.

Mais, c’est vous qui leur délivrez des certificats ?

Qu’est ce que vous voulez ? Nous avons souvent devant nous des gens qui nous font comprendre qu’ils ont une certaine expérience. Mais, c’est dans la pratique qu’on se rend compte après, que ces gens ne font pas ce qu’ils devraient réellement faire. Ils refusent d’appliquer les règles . Je cite en bon exemple, la structure Mass production qui met de la rigueur dans ce qu’elle fait. Par contre vous verrez qui n’ont aucun sens de professionnalisme, de rigueur dans ce qu’ils font. Nous travaillons justement pour restaurer et cultiver la rigueur dans le secteur des spectacles. Et cette année pour votre information, il ya une structure qui a été suspendue parce qu’elle avait fait des choses qui vont à l’encontre des principes.  Donc nous essayons donc d’amener l’ensembles des structures culturelles à se conformer aux règles professionnelles.

Conakry a été récemment endeuillé dans un spectacle à la plage de Lambanyi. Quel est votre rôle dans une telle situation ?

Cette question m’amène une fois encore à présenter mes condoléances aux familles endeuillées lors de cet événement malheureux de Lambanyi. C’est dommage ! La structure qui avait organisé cet événement n’était même pas une structure agréée en la matière. La structure n’avait aucune autorisation pour organiser un tel événement.

Le nom de la structure ?

La structure s’appelle Fabara ou quelque chose comme ça. Je ne connais même pas exactement son nom. C’est pour vous dire que c’était de l’anarchie. Mais aujourd’hui, nous avons mis des garde- fous pour éviter ces genres de dérapages. Il faut avoir une assurance, il faut nous adresser un courrier, il faut nous présenter un contrat liant la structure à l’artiste. Malheureusement, nous n’avions reçu aucune demande liée à cette organisation et en plus, la structure n’est même pas agréée.

Qui est habilité à arrêter un spectacle qui dégénère comme celui de Lambanyi ?
C’est bien l’AGS, mais cela n’est possible que si nous sommes informés à l’avance.

Pourtant la structure avait fait la publicité sur les antennes des médias pendant plusieurs jours pour annoncer l’événement.
Vous savez qu’à la fin d’année, il y a beaucoup d’activités culturelles qui s’annoncent de part et d’autres . Mais personnellement au niveau de l’Agence Guinéenne de spectacle, nous n’étions pas informés de cet événement. La place de Lambanyi est une place très reculée qui n’est pas répertoriée parmi les places qui abritent de grandes manifestations.

Si la plage de Lambanyi est reculée, comment vous faites pour gérer l’arrière-pays, puisque vous êtes une structure nationale ?

Pour le moment, nous n’avons pas de moyens suffisants à gérer toute la Guinée. Il faut avoir le courage de le dire, pour le moment nous ne gérons que Conakry. Pour gérer toute la Guinée, il faut avoir des représentants dans chaque région de la Guinée. Et à ce niveau, il ya eu une convention qui a été signée entre le ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports par rapport à la nomination des représentants de la Jeunesse, des sports et de la culture à l’intérieur du pays. Donc quand ces structures vont être mises en place, nous allons rentrer en contact avec eux pour qu’ils soient nos représentants à l’intérieur du pays. Déjà, nous n’avons pas de moyens pour pouvoir même assurer la bonne gestion des spectacles à Conakry ça va être très difficile pour nous d’envoyer les cadres à l’intérieur du pays pour qu’ils puissent bien travailler. C’est pourquoi nous envisageons cette alternative avec ces ministères suscités.

En attendant la concrétisation de cette initiative, est- ce que vous faites de lobbying pour la construction d’autres salles de spectacle ou un palais de culture ?

Nous avons mené des démarches auprès du ministère de la Culture et du Patrimoine Historique pour pouvoir obtenir un terrain. Et cette année, les cadres de ce ministère qui ont travaillé au sein de la commission budgétaire au ministère des Finances ont bien inscrit la construction d’un palais de la culture d’une capacité de trois milles places. Cela a été inscrit dans le budget 2014 du ministère de la Culture. C’est pour vous dire qu’à ce niveau, les efforts sont entrain d’être mener pour offrir à la Guinée, un palais de Culture digne de la Guinée.

Vous demandez des moyens, mais le peu que vous avez à présent, vous l’avez de qui ?

Nous l’avons des promoteurs culturels qui payent des licences. Cela constitue notre fonds de fonctionnement pour mener nos activités qui visent à redynamiser l’Agence guinéenne de spectacle.

Avez-vous une subvention de l’Etat ?

Pour le moment non. Nous attendons  et peut-être dans les années à venir nous aurons des subventions.

Nous avons appris que vous avez majorez les frais de location de la salle de spectacle du palais du peuple de trois millions à cinq millions de francs guinéens. Est-ce que cette information est exacte ?

A ce niveau, il ya amalgame, les gens n’arrivent pas à comprendre en réalité qui gère le palais du peuple. Nous en tant qu’Agence nous nous occupons de la réglementation des spectacles dans le pays. En ce qui concerne la location des lieux de spectacle, cela relève des structures auxquelles ces lieux sont rattachés. Nous avons aussi appris la décision mais je crois que la mesure n’est pas encore entrée en vigueur.

Les plages de Conakry sont toujours interdites de spectacles ?

Oui ! La suspension n’est toujours pas levée. C’est une décision du gouverneur de la ville de Conakry. C’était normal pour calmer le jeu et réfléchir sur les mesures à prendre pour éviter les dérapages. Et pour les moment, les spectacles se font dans d’autres lieux comme le palais, l’esplanade ou Belvedère.

Parlons à présent des artistes. Plusieurs d’entre eux sont dans un état peu enviable. C’est le cas de Yaya Bangoura, Hadja Kadet Diawara etc.. Que faites-vous concrètement pour eux ?

Au niveau de l’Agence guinéenne de spectacle, nous avons entrepris une démarche avec une compagnie d’assurance pour proposer à ces artistes un contrat d’assurance. Parce que ces artistes ne semblent pas prendre des dispositions pour pallier ces éventualités. Nous disons aux artistes d’épargner une partie de leurs gains pour faire face à des imprévus. Il faut que les artistes arrêtent désormais de demander de l’aide au public pour se prendre en charge. Car ils font des concerts qui leur permettent de gagner de l’argent, il faut donc chercher à se planifier. Et notre démarche pour leur offrir ces assurance est sur la bonne voie, et déjà beaucoup d’artistes et associations d’artistes saluent la démarche. Cette assurance ne coute que 314. 985 francs guinéens par an. Cette assurance vise à prendre en charge par l’assureur,  soixante dix pour cent des frais de traitement en cas de maladie. Ce montant ne représente pas grand- chose dans les avoirs d’un artiste par an. Il faut donc que nos artistes prennent conscience pour épargner au moment ou la carrière est rose.

Au-delà de tout ce que vous citez comme acquis, quels sont vos projets ?

Avant de parler de projets, je voudrais évoquer certaines activités que nous avons réalisées. Je veux parler des différentes formations que nous avons offertes aux différents opérateurs culturels de la place. En ce qui concerne les projets, nous sommes entrain de mettre en place beaucoup d’initiatives. Par exemple, nous envisageons de travailler avec l’Institut supérieur des Arts de Dubréka à travers un grand projet qui va offrir de l’emploi à près de trois cinquante  jeunes. Ce projet permettra également de lutter contre la piraterie en Guinée. Et à ce niveau il faudrait une volonté politique car même si le Bureau guinéen des droits d’auteurs a la volonté de lutter contre cette pratique, il faudrait un accompagnement des pouvoirs publics.

On dit souvent que la musique apaise les esprits notamment dans le cadre des tentions politiques que le pays connait. Est-ce que vous envisagez de faire des spectacles de paix pour montrer que les guinéens peuvent s’entendre ?

C’est ce qu’on a toujours fait, c’est ce que les opérateurs culturels ont toujours fait.

Mais pourquoi ça n’a pas encore marché ?

Bien sur que ca marché  parce que il ya eu des spectacles ici qui se sont inscrits dans le cadre de la paix et de l’unité nationale.

Justement, on se rappelle qu’un des spectacles avait capoté parce qu’un des artistes invités avait estimé que vous les organisateurs vous étiez manipulés par un camp politique…

Mais, laissez-moi aller au bout de mes idées et je reviendrai à votre question. Chaque fois que les artistes organisent un concert, ils expliquent au public que l’événement s’inscrit dans le cadre de la paix et de l’unité nationale. Ils profitent donc de l’occasion toujours pour passer des messages de sensibilisation.  Mais il faut dire que tous ces artistes qui font ça, malheureusement ne sont pas accompagnés par l’Etat alors que ce sont des activités à but non lucratif qui jouent un rôle important dans la vie de la nation.

Pour revenir à votre question, c’est vraiment dommage que le concert dont vous parlez n’ait pas eu lieu. C’est dommage que des  artistes qui devraient s’engager dans la chose prennent des positions comme ça et qu’ils avancent des idées sans  conviction.

Non, on a dit plutôt que ce sont vous les organisateurs qui étiez manipulés par un camp politique…

Pour votre information, si on agissait au compte d’un camp politique, on n’aurait pas encore,  pour ce concert, à payer une dette de plus de cent quatre vingt dix neuf millions de francs guinéens à une agence de voyage qui a eu à payer les billets d’avions des artistes. Il faut que les gens arrêtent de raconter des histoires.

Qui était le principal organisateur de ce concert ?

Le principal organisateur de ce concert c’était bien moi.

Et donc vous avez été récompensé par votre nomination à la tête de l’agence guinéenne des spectacles ?

Justement c’est votre lecture. Vous oubliez d’ailleurs que quand je préparais ce concert de paix,  j’étais déjà à la tête de l’Agence Guinéenne de Spectacle. C’est ça que vous ne comprenez pas. Nous, on s’est battu par tous les moyens.

Mais vous pouvez organiser  un tel concert pour être maintenu non ?

(Rire) vous pensez que j’ai besoin d’organiser quelque chose pour être maintenu? moi j’ai été nommé ici sans qu’on me consulte. Au moment où on a voulu  faire cette organisation, tout le monde savait que la Guinée était à deux doigts d’affrontements graves. Les uns étaient prêts à prendre les armes contre les autres. Et Dieu seul sait que jusqu’à présent, l’album qui avait été réalisé à l’époque continue de servir,  parce qu’il est toujours d’actualité puisqu’il chante la paix sociale. Je pense que ceux qui ont dit à l’époque qu’on roulait pour un camp politique, c’est eux plutôt qui roulaient pour un camp. La preuve, après cette conférence de presse, ils sont partis voir leur camp politique avec qui ils ont fait des photos et postées sur le net. Nous, on n’a jamais fait des photos avec qui que ce soit. Cela est vérifiable.

Cet artiste avait clairement indiqué que vous vous étiez d’un coté donc il ne pouvait pas continuer avec vous…

Non, non une fois de plus personne n’était d’un coté, car si nous étions d’un coté, on allait organiser des concerts pour arroser l’arrivée au pouvoir du camp qu’on nous avait prétendument collé. Est-ce qu’un jour  vous avez vu un seul des artistes qui ont participé à ce concert, faire des éloges au pouvoir  en place? Il faut que les gens arrêtent de spéculer. Cet artiste [ndlr: Takana Zion] qui nous accuse à tort,  a fait ce qu’il a voulu faire. Aujourd’hui, l’histoire retient qu’il a été à la base de la destruction d’un projet de paix planifié par les artistes. Surtout que des artistes étrangers étaient venus pour nous apporter un coup de main. Je prends le cas de Tiken Jah Fakoly, qui nous avait dit expressément qu’il a fait ça pour quelqu’un [ndlr: Alpha Condé] qui avait été à un moment donné arbitrairement arrêté et mis en prison.  Mais depuis qu’il a été libéré il n’en a jamais parlé. Il est venu combien de fois ici il n’a jamais parlé de ça. Il n’a jamais joué le morceau. Cela veut dire que ceux qui étaient là, étaient des artistes de conviction, des artistes engagés qui étaient venus pour aider la Guinée. Si ces artistes roulaient pour quelqu’un, aujourd’hui on serait tous des multimilliardaires. Ces gens qui ont voulu spéculer nous avaient dit que si le président Alpha Condé était élu, qu’ils vont quitter la Guinée. Mais à l’élection du Pr. Alpha Condé à la présidence,  ces mêmes gens ne se sont pas gênés à monter  dans l’avion avec le président Alpha Condé pour aller jouer au Brésil.

Vous avez des bonnes relations avec le régime non ?

C’est normal que j’ai des bonnes relations avec le régime quand j’ai deux ou trois amis qui sont ministres. Je pense que je suis là par mérite, je ne cherche pas un poste. J’estime que ma contribution pour la promotion de la culture guinéenne est modeste. Moi aussi je voudrais savoir quelle est votre position politique parce vous posez des questions orientées.

Ma position est celle de celui qui voudrait savoir le mérite de monsieur Kébé pour bénéficier de ce poste qu’il occupe aujourd’hui. Est-ce par ce qu’il a de bonnes relations  avec le pouvoir ?

Vous êtes journaliste, vous devez avoir toutes ces informations. A vous de mener vos enquêtes en tant que journaliste pour savoir  ce que vous voulez. Car je vous ai expliqué déjà tout ce que  je fais au compte de la culture guinéenne, à vous d’aller le vérifier et chercher d’autres informations me concernant. En tous les cas, je vous dis que je suis là parce que j’ai le mérite  d’être là. Si demain on m’enlève ce sera normal de voir une autre personne prouver ses compétences. Moi je ne cherche pas à être maintenu, je veux seulement faire correctement mon devoir de commis pour mon pays.

Le mot de la fin ?

Merci de l’occasion que vous m’offrez pour parler de l’Agence guinéenne de spectacle. Je suis sur que cet entretien va permettre aux internautes de savoir comment l’Agence guinéenne de spectacle fonctionne et quelques sont ses difficultés et ses projets. Je vous remercie.

Entretien réalisé par Ismaël Camara et Nouhou Baldé

 

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici