Guinée : le ministre de la Sécurité dément le FNDC sur les cas de morts

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Conakry, Guinée : le ministre de la Sécurité, Albert Damantang Camara, s’insurge contre le bilan des morts fait par le FNDC. Avec les services compétents, il refait le calcul et c’est à la baisse.

« Hier, il y a eu des élections en Guinée qui se sont tenues sur l’ensemble du territoire national et dans certains quartiers, il y a eu des violences qui se sont soldées par mort d’hommes. Sur ce bilan humain, j’aimerais que nous soyons clairs en informations qui sont véhiculées. En ce qui concerne le département de la sécurité, il ne sera jamais question d’occulter la réalité ou d’atténuer ou de décorer ce qui se passe sur le terrain. Nous avons une responsabilité vis-à-vis des citoyens, vis-à-vis de la justice, c’est de rapporter les faits que nous vérifions. A la clôture du communiqué hier à 18 heures et à sa diffusion à 19 heures nous avions enregistré au niveau des hôpitaux légalement habilités à recevoir des victimes, 4 victimes » affirme le ministre de la Sécurité.

« Après le communiqué, dans la soirée d’hier, dans la nuit une cinquième victime a été enregistrée. Et nous avons eu la confirmation exacte par le Directeur Général de la police nationale qu’à N’Zérékoré, il y avait également eu une victime, il y avait eu un débat sur le fait de savoir est-ce qu’il avait été touché à l’épaule, est-ce qu’il était vivant ? Il n’y a eu la confirmation que la nuit. C’est le bilan que nous avons aujourd’hui des dépouilles mortelles qui sont dans nos hôpitaux » a fait savoir le numéro 1 du département de la sécurité.

« Sur ces victimes, je vous l’ai dit, il y a une victime qui est morte d’un AVC. Vous avez également une dame qui a été tuée et dont l’auteur a été interpellé aujourd’hui, il devrait arrivé dans quelques temps au niveau de la Direction Centrale…Il s’est qualifié lui-même d’élève gendarme et nous avons pu mettre la main sur lui grâce à la population qui l’a pourchassé et nous l’avons interpellé. Ce qui veut dire qu’avec la collaboration de la population, quelque soit l’auteur, il peut être retrouvé et mis devant ses responsabilités. Les instructions par rapport à l’USSEL étaient très claires : c’est le maintien d’ordre sans arme. Pourquoi il a été en possession d’une arme ? Comment il a été emmené à les utiliser ? Est-ce que c’est effectivement lui qui l’a utilisée ? Puisque la présomption d’innocence doit jouer, l’enquête nous dira la suite>> s’est ainsi exprimé Albert Damantang Camara.

Dans la soirée du 22 mars jour du scrutin, le FNDC dans son rapport faisait état de 10 mort pendant que le gouvernement lui, annonçait sur les ondes des médias d’Etats 4 morts.

Moïse Rama Fils