Amendement de la Loi sur la HAC : Les associations de presse n’ont pas vu le projet

0
519

Conakry, Guinée : En adoptant vendredi 29 mai le chronogramme de la première session de la nouvelle assemblée nationale, le bureau de l’Assemblée nationale n’a pas oublié le projet de la loi organique portant composition, organisation et fonctionnement de la Haute Autorité de la Communication (HAC). Sauf que la majeure partie des Associations de presse de notre pays ne connaissent pas les modifications à apporter.

Notre rédaction a contacté ce lundi 1er juin 2020 ces associations professionnelles de médias. Elle ne sont toujours pas en possession du projet de loi qui doit être amendé, du moins ce qu’elles nous on fait croire.

Par ailleurs, le Syndicat des Professionnels de la Presse Privée de Guinée quant à lui, se réjouit de cette nouvelle qui, pour lui, ouvrira sans doute une fenêtre pour le SPPG d’avoir une place au sein de la HAC.

« C’est une très bonne chose pour nous syndicat dans la mesure où ces derniers temps, il y avait un différend entre nous et le ministre d’Etat chargé de relations avec les institutions républicaines par rapport à la participation du syndicat à la Haute Autorité de la Communication. Selon le ministre (Mohamed Lamine Fofana ndlr), le syndicat n’est pas une association alors que la loi actuelle parle des associations de presse. Si l’assemblée nationale veut modifier la loi, pour nous c’est une aubaine » commente Sidy Diallo, son Secrétaire Général.

Il espère sans nul doute que « cela permettra de tenir en compte de la réalité du terrain et cette réalité du terrain est qu’il y un syndicat de la presse qui représente l’ensemble des employés de la presse privée de Guinée : des journalistes et techniciens qui aussi doivent avoir leurs représentants au sein de la Haute Autorité de la Communication. »

Poursuivant Sidi Diallo demande l’union sacrée de l’ensemble des associations de presse même si au début, il y’avait une incompréhension entre elles à ce sujet.

Le syndicat des Professionnels de la Presse Prive de Guinée tient à ce que cet amendement de la loi L003 sur la HAC ne touche les acquis sur la liberté de la presse en ce qui concerne la loi L002.

« Nous avons une loi qui nous ait très chère, qui nous ait primordiale et qui est même devenue notre âme, je veux parler de la loi L002. Je suis très heureux d’ailleurs de voir que le ministre de la communication Amara Somparé qui a réitéré que les acquis obtenus ne seront nullement touchés : si on n’augmente pas, on ne reculera pas. Donc, c’est une déclaration du ministre que nous saluons. »

Pour sa part, Sanou Kerfalla Cissé, président de l’URTELGUI, affirme ne pas être en possession de ladite loi en phase d’amendement en dépit des multiples démarches pour en savoir d’avantage.

« En tant qu’association, on est entrain de se parler tout en menant nos enquêtes pour savoir qui est derrière tout ça. Parce qu’on a essayé de comprendre, raison pour laquelle on a parlé de cela à certains acteurs à ce sujet, mais personne n’est au courant. On avait pensé que la HAC aussi était informée de cet amendement de la loi. Même Martine (présidente de la HAC ndlr), elle n’était pas au courant. On a appelé certains ministres, personne n’était au courant et même le ministre de l’information qui a été contacté par Tham (Président de l’AGUIPEL ndlr) n’est non plus au courant» a laissé entendre au bout du fil Sanou Kerfala Cissé,

Nous y reviendrons

Moise Rama Fils