Guinée : des « groupes armés » dans les manifestations du FNDC (DPJ)

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Conakry, Guinée : En marge de la manifestation a l’appel du Front National pour la Défense de la Constitution pour dit-il empêcher un troisième mandat du Président Condé ce lundi 20 juillet 2020, des cas de morts ont été enregistrés.

Le premier est celui d’une femme âgée de 45 ans, secrétaire de son état et domiciliée au quartier Fossideh et le second, est bien celui de l’adolescent atteint au niveau de la tête au quartier Dar Es salam dans la commune de Ratoma.

Alhassane Barry, 17 ans, élève en 10ème année, aurait succombé à ses blessures au lendemain de la manifestation organisée par le FNDC. Ce mercredi 23 juillet devant la presse, Commissaire Fabou Camara, Directeur Central de la Police Judiciaire a donné des détails sur ces deux cas de morts.

Si pour la première victime a été atteinte d’une balle perdue à son domicile, pour le second cas qui est celui de l’adolescent Alhassane Barry, il affirme que ce dernier a été atteint par un projectile.

« Les cas de morts qui nous ont été rapportés, lundi 20 juillet, la demoiselle Marie Jeanne Sidibé, âgée de 45 ans, secrétaire de profession qui, selon les témoignages de M. N’konan Robert Laurent, elle aurait été touchée par une balle perdue à son domicile étant assise au salon au niveau de la gorge. Transportée dans une clinique de la place, elle a trouvé la mort à 19h 30mn. Le corps a été déposé a l’hôpital national Ignace Deen pour des fins d’autopsie » explique le patron de la DPJ.

« Le second cas, poursuit-il, c’est le mardi 21 juillet 2020. Le nommé Alhassane Barry, âgé de 17 ans et élève en 10ème année au quartier Dar es salam dans la commune de Ratoma, a été blessé par un projectile à la tête et conduit à l’hôpital national Sino-guinéen où le corps a été déposé à la morgue de cet hôpital. Nous avons été avisés par les responsables de l’hôpital. Sans désemparer, nous avons dépêché une équipe et avons tenu informer M. Le procureur du Tribunal de Première Instance de Dixinn qui nous a instruit ».

A l’en croire, l’autorité judiciaire a demandé de retenir le corps pour être déposé à la morgue de l’hôpital Ignace Deen pour des fins d’autopsie pour déterminer la nature de la blessure et les causes de la mort, mais aussi d’ouvrir une enquête criminelle pour déterminer la responsabilité des auteurs et aussi essayer de les trouver, les interpeller et les déposer au Tribunal.

Pour le Commissaire Fabou Camara, Directeur Central de la Police Judiciaire, tous ces faits sont liés à des personnes qui détiennent des armes et qui font des actes criminels pendant les manifestations organisées par le Front National pour la Défense de la Constitution.

D’ailleurs, Commissaire Fabou Camara va plus loin pour indiquer que certaines personnes arrêtées auparavant par sa Direction avaient clairement soutenu leurs liens avec des responsables du front anti troisième mandat.

« A la date du 20 juillet 2020, nous avons constaté des troubles à l’ordre public qui ont occasionné l’intervention des forces de l’ordre. Mais vous conviendrez avec moi que même en temps de paix, sans trouble, nous avions réussi courant cette année à interpeller plusieurs groupes d’hommes a main armée et qui détenaient des fusils de guerre avec munitions. Ces faits ont été reconnus par les intéressés et dans leur groupe, d’autres personnes ont été dénoncées et qui, jusqu’à ce jour, ni leur personne, ni leur arme n’ont été retrouvées. Qu’est-ce cela dit, nous le certifions ici que les personnes interpellées, notamment le groupe de Massinga et suivant, ont reconnu effectivement avoir été contacté à un moment donné pendant ces périodes où le FNDC animait des manifestations, qu’ils ont été effectivement contacté par les membres du FNDC leur demandant d’intervenir pour empêcher par tous les moyens la tenue du double scrutin législatif et référendaire.

Et que dans ce groupe de Massinga et tant d’autres, des personnes qui détiennent des armes utilisées pendant ces opérations, ces armes se retrouvent dans la nature. Nous sommes activement à leur recherche et nous continuons » accuse le commissaire Fabou Camara.

Un deuxième groupe qu’il appelle « Groupe de Keita » est également détenteur d’armes de guerre. Ce groupe aussi a, selon lui, participé aux différentes manifestations du FNDC.

Commissaire Fabou Camara, Directeur Central de la Police Judiciaire promet que ces individus seront traqués et traduits devant la justice où ils répondrons de leur forfaiture.