Inondation à Kankan : Mamady Bérété, âgé d’une dizaine d’années, témoigne

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Kankan-Guinée : Mamady Bérété est le fils du père de famille qui a fait monter son fils à l’arbre pour le sauver avant de perdre la vie dans l’inondation qui fait plusieurs dégâts à Kankan.

Rencontré ce mardi 3 novembre par le correspondant de guineetime.com, Mamady Bérété dépeint sa situation de vie depuis le décès de son père. Disparu lors de l’inondation au quartier Sinkèfara I, le corps de Sékou Bérété avait été finalement retrouvé sans vie quelques jours après de nombreuses recherches. Depuis sa disparition, les conditions de vie de sa petite famille est le dernier souci de l’Etat et des organisations humanitaires.

Agé d’une dizaine d’années, Mamady Bérété et sa mère sont de nos jours selon ses propos entre les bonnes mains de l’ancienne inspectrice régionale de l’action sociale de Kankan. « Depuis le décès de mon père, je vis très bien et je suis bien entretenu. Ma famille d’accueil veille sur moi et mon état de santé est au beau fixe. Chaque matin, je sors pour aller au garage où j’apprends la mécanique-auto », témoigne-t-il.

Pour cette famille protectrice de ces orphelins, voir cet enfant grandir avec respect  et sagacité est un souhait sublime  même si Kouraba Sacko et son mari ont du mal à retenir leurs larmes. « C’est une grande perte de voir un enfant perdre son père. Depuis que cet enfant a été mis à notre disposition par les autorités en attendant de retrouver ses parents, nous sommes heureux de lui, il est respectueux, courtois et humble. Cet enfant fait désormais partie de nos enfants quand on se rappelle de la manière que son père est décédé. Nous invitons tous les parents de veiller sur cet enfant, il y a de cela quelques jours que ses parents sont venus et il est mis à leur disposition, mais nous veillerons de près son éducation », expliquent-ils.

Et pour finir, l’ancienne inspectrice régional de l’action sociale, tutrice Mamady Bérété, témoigne quelques gestes des bienfaiteurs : « Les responsables à tous les niveaux nous assistent, des vivres ont été remis à l’enfant par le service national des affaires humanitaires composées de riz, huiles et sels ».

Sékou Camara