Manifs à Conakry : L’appel peu suivi à Lambandji

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Conakry-Guinée : Contrairement à l’autoroute Leprince, l’appel à manifester de l’Ufdg et de l’ANAD ce mardi 03 novembre a été peu suivi au quartier Lambanyi, commune de Ratoma.

Ici les citoyens vaquent à leurs occupations, la circulation est normale, des étallagistes et responsables de quelques petites boutiques font leurs activités quotidiennes. Seul les grandes boutiques et magasins sont restés fermés.

À la recherche du pain quotidien, certains citoyens sont obligés de sortir. C’est le cas par exemple de Mabinty Camara, étalagiste. « Comme il y a la circulation, c’est pourquoi nous sommes sortis chercher de quoi se nourrir. Parfois, il se trouve qu’il y a la manifestation sur l’autoroute et sur la route Leprince, mais ici à Lambanyi, nous sommes épargnés. Il n’y a aucune pagaille, nous remercions Dieu pour cela. Alors, je prie chacun de cultiver la paix et l’entente dans ce pays », explique-t-elle.

Tout comme elle, Abdoulaye Bangoura, chauffeur de taxi sur le tronçon Lambanyi-Cité Enco5 est sorti à la recherche du quotidien. « Depuis ce matin, on a remarqué qu’il n’y a rien de mal sur le tronçon, donc nous sommes sorti travailler. Nous sommes dans un pays où il y a plus de citoyens qui vivent au jour le jour. C’est pourquoi, on travaille aujourd’hui, je suis allé jusqu’à la Cité Enco5, mais les gens ne sont pas sorti comme d’habitude parce qu’ils ont peur que les choses ne dégénèrent », raconte ce chauffeur.

Pour Laye Doukouré, étudiant, la situation socio-politique ne joue pas en sa faveur, c’est la raison de sa présence sur son lieu de travail. « Depuis l’élection présidentielle jusqu’à maintenant, les activités ne marchent pas donc j’ai jugé nécessaire de venir tenter ma chance aujourd’hui et gagner un peu parce que ce n’est pas les politiques qui me font vivre mais plutôt mon activité. J’invite donc les politiciens à faire une prise de conscience pour mieux mener la politique sans affecté la population », martèle-t-il.

Il faut noter que même si le calme y règne, mais des dispositifs sécuritaires sont postés au niveau des carrefours.

Aissatou Alhassane Diallo