Démission de Sanou Kerfala Cissé : Ses collaborateurs de l’URTELGUI louent ses grandes réformes

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Conakry-Guinée : Le président de l’Union des radiodiffusions et télévisions libres de Guinée (URTELGUI) a annoncé sa démission ce 16 novembre à la tête de l’unique association faîtière de l’audiovisuel guinéen. M. Sanou Kerfala Cissé s’en va après cinq ans passés à la tête de cette structure. Ses collaborateurs du bureau exécutif contactés par notre rédaction saluent les grandes réformes engagées sous son magistère.

Le chargé de la Communication de l’URTELGUI indique cette démission était plus au moins attendue, car M. Cissé avait déjà rédigé une première lettre de démission depuis le 16 juin dernier, mais à cause des préparatifs de l’élection présidentielle, ils lui ont demandé de sursoir d’abord. « Sur les motifs, il est toujours revenu pour dire que c’est pour des raisons personnelles. Et quand c’est comme ça, on ne peut pas aller au-delà. Donc, on était informé depuis un an, il parlait de ça. Il a voulu quitter et rendre le tablier, qu’il était fatigué et voulait s’occuper de ses affaires. Ce qui est tout à fait normal », a révélé M. Cheick N’Doye Sadibou.

Son départ laisse un grand vide même si la révèle est assurée selon Aboubacar Camara, secrétaire général de la structure. Il estime que Sanou Kerfala Cissé a eu un sentiment de devoir accompli. « Il a la certitude que la relève est assurée, il a la certitude que l’union va continuer à marcher sur le droit chemin comme on l’a toujours fait. Et des perspectives vont s’ouvrir à l’union, mais aussi des objectifs seront atteints. Il (Sanou Kerfala Cissé, ndlr) sera là en tant que Président d’honneur parce que c’est toujours comme ça », a-t-il précisé.

Après 5 ans passés à la tête de l’URTELGUI, M. Sanou Kerfala Cissé a réussi à faire des prouesses selon ses collaborateurs du bureau exécutif, notamment l’organisation de 8 synergies radios dont 6 d’ordre politique et l’annulation de la redevance annuelle pour l’exercice 2020 des médias. « La réduction considérable de la redevance annuelle que les radios et télévisions ont l’habitude de payer. Parce qu’il y a un an ou deux, les radios privées et communautaires payaient 10 millions et aujourd’hui c’est 5 millions. Les radios commerciales privées payaient 20 millions et aujourd’hui, elles payent 10 millions », a cité N’Doye Cheick Sadibou.

Selon les textes de l’URTELGUI, c’est son vice-président qui devrait assurer l’intérim jusqu’à l’organisation d’un nouveau congrès dans 9 mois pour élire un nouveau président pour un mandat de trois ans.

Moïse Rama Fils