Violences et élections : La Guinée amère contre Amnesty International

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Conakry-Guinée : En conférence de presse conjointe dans la soirée de ce jeudi 19 novembre, les ministres de la Sécurité  et de la Protection civile, de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, de la Justice et Garde des Sceaux et celui de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, ont dénoncé le traitement médiatique des violences post-électorales par  certaines organisations de défenses de droits de l’homme et ONG internationales.

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile est monté au créneau au nom de ses paires pour dénoncer cette attitude de ces organisations et ONG envers les autorités guinéennes.

Pour Albert Damantang Camara, l’analyse faite par ces organisations oblige le gouvernement à réagir sur les aspects liés à la défense des droits de l’homme.

« Il y a un media international qui a repris mot pour mot et pour argent comptant les déclarations d’Amnesty International sur la situation en Guinée. Je trouve que cette manière est un peu biaisée et ne permet pas de concourir à la manifestation de la vérité et à la sérénité. On a malheureusement à faire à des gens de loin qui se permettent de faire des jugements de valeurs sans prendre en compte la réalité de ce qui se passe (…) Je suis désolé dès l’instant qu’il s’agit de l’Afrique, notamment de la Guinée, tous les gentils sont du côté de l’opposition et les méchants sont du côté du gouvernement. Tout ce que l’opposition fait est bien, tout ce que le gouvernement fait est mauvais et dès que quelque chose de mal se passe dans ce pays, c’est le gouvernement qui est responsable », se lamente-t-il.

« Il y a eu quand-même des actes très graves qui ont été posés et qui ont été cités et j’ai aimé la réaction d’un journaliste guinéen sur un site que j’ai consulté il n’y a pas très longtemps qui a posé la question au représentant d’Amnesty international en lui demandant : comment ça se fait qu’il n’avait pas évoqué la question du train et des gendarmes qui avaient été tués ? Voilà la réponse d’Amnesty International : « Nous n’avons pas recueilli d’informations sur l’identité des agents des forces de défense et de sécurité tués, ni sur la façon dont ils ont été tués. Si vous aviez un lien qui revient sur ce drame, cela nous intéresse ». Fin de citation.

Avec tout le tapage médiatique qui a été fait autour de ça, tout ce qui avait été dit, avec la gravité des faits, les représentants d’Amnesty International n’ont eu aucune information sur le massacre de quatre (4) agents sur un train qui a déraillé et d’un autre agent qui a été massacré par une foule à Bambéto, qui était désarmé. Ils n’ont eu aucune information par rapport à cela », insiste M. Damantang Camara.

Pour le patron de la sécurité, « Comment voulez-vous qu’il ait une sérénité après ? Si ce n’est pas le courage du ministère de la Citoyenneté de travailler avec les organisations qui ont une approche binaire de la situation en République de Guinée, qui ne nous facilitent pas le travail. Par contre, lorsqu’il s’agit de relayer des infirmations qui, parfois tout simplement des montages grossiers, ces ONG se font un plaisir de les divulguer ».

Moise Rama Fils