Guinée- Communiqué/ A propos du décès d’une personne le 2 mars 2016 au Service des Urgences chirurgicales de l’Hôpital National Ignace Deen suite à un accident de circulation.
Le présent communiqué fait suite à la circulation d’une vidéo sur certains medias évoquant une situation de «non assistance à personne en danger» concernant un homme fauché dans la nuit du 1er au 2 Mars 2016, par un véhicule non identifié et décédé le même jour tôt dans la matinée au Service des Urgences de l’Hôpital national Ignace Deen. Pour les circonstances du décès, le Ministère de la santé exprime son regret et adresse ses condoléances les plus attristées à la famille, aux proches et aux amis du défunt.
Sur les faits, le Ministre de la Santé a commis ses services compétents d’instruire le dossier pour éclairer les Autorités et l’opinion nationale sur ce qui s’est passé.
L’Inspection Générale de la Santé et la Direction Nationale des Établissements Hospitaliers et des Soins, après investigation auprès des services compétents de l’hôpital Ignace Deen, se sont intéressés au circuit du malade et à l’ensemble des actes de prise en charge.
Les informations sur le défunt recueillies auprès de la Morgue et du service des Urgences, indiquent qu’il s’agit de d’une personne, âgée de 64 ans, déposée au service de trie aux environs de 3h 10mn par un couple qui était aussitôt reparti sans laisser d’informations sur son identité.
Le patient a été reçu pour traumatisme crânien avec perte de connaissance et des égratignures corporelles avec contusion frontale.
Il a été aussitôt examiné et mis sous traitement conjointement par les équipes de garde du Service des Urgences Chirurgicales et du Service de réanimation de l’Hôpital Ignace Deen qui respecte tout le protocole thérapeutique pour sauver le malade.
Malheureusement le patient est décédé sous traitement dans un tableau de choc hémorragique à 8h25 le 2 mars 2016 et le corps a été déposé à la Morgue de l’Hôpital National Ignace Deen.
La Mission estime qu’il n’y a pas eu de « non assistance à personne en danger » car tous les moyens à la disposition de l’établissement ont été utilisés pour réanimer le patient.
Le principe de l’obligation des moyens a été utilisé par l’établissement qui, à l’instar de toute institution du genre n’a pas une obligation de résultats.
Le Ministère de la santé regrette les propos diffamatoires contenus dans cette vidéo qui visent à ternir l’image des professionnels de la santé malgré les efforts fournis pour sauver le malade.
Conakry, le 14 mars 2016
La cellule de communication du Ministère de la santé