
Conakry, Guinée – Le réseau routier guinéen est estimé à date, à environ 46130 km dont : 7637 de routes nationales dont 2261 km (29,6%) sont revêtues ; 15513 km des routes préfectorales ; 20980 des routes communautaires ; 2000 km de voiries urbaines.
Ainsi qu’a relevé le jeudi 1er décembre la ministre des Travaux Publics, Mme Oumou Camara aux députés de l’Assemblée nationale où elle présentait le projet de budget sectoriel de son département se chiffrant à 757. 931. 351. 570GNF.
‘’Les trois dernières catégories de réseau sont sous-estimées par le manque d’une banque de données modernes prenant en compte les nouvelles technologies’’ a indiqué le ministre des TP Mme Oumou Camara.
De là, seulement 20% des routes nationales sont en bon état contre 20% passable et 60% en mauvais état.
Et le gouvernement a, selon Mme Camara, a entrepris des réformes dont la réussite nécessite l’accompagnement de tous à tous les niveaux et le suivi efficace de leur mise en œuvre.
La photographie réelle du réseau routier guinéen qui vient d’être présentée prouve à suffisance, aux dires de la ministre des TP, la ‘’précarité extrême’’ dans laquelle se passent les transports routiers des personnes et de leur biens.
Égrenant le chapelet des insuffisances, la ministre Camara dira qu’en dehors du manque de ressources financières ‘’suffisantes pérennes’’ destinées à l’entretien et la construction des routes, les causes essentielles de cette ‘’dégradation généralisée’’ du réseau routier sont le vieillissement de la quasi-totalité des routes et les surcharges pratiquées de façon continue par les camions poids lourds sur les chaussées.
‘’Absence de la loi rectificative’’
Et d’ajouter que pour améliorer le niveau de service de certains axes importants du pays et freiner cette dégradation prématurée du réseau routier du pays, le gouvernement a pris deux (2) mesures importantes à savoir : la mise en œuvre sans délai d’un programme de travaux d’urgence de remise en état des principaux axes routiers ; l’application immédiate des mesures de protection du patrimoine routier notamment le contrôle de la charge à l’essieu des camions poids lourds.
‘’Durant l’exercice 2016, le Département des Travaux Publics a bénéficié d’un budget de 1.350.245.234.000GNF. (…) Il faut noter qu’il n’y a pas eu de loi rectificative. Ce projet de budget 2017 a connu une baisse d’environ 46% par rapport à celui de 2016. Le montant des engagements en cours d’exécution s’élève à 757 931 351 970 GNF’’, s’apitoie-t-elle ainsi sur le sort économique de son département avant de faire dans la plaidoirie.
« Vous comprendrez avec moi que, sur la base de ce projet de loi de finances initiales, mon département ne pourrait faire des nouveaux engagements dans la construction des routes en 2017. Cependant, le gouvernement avec le président de la république, a entamé des négociations avec plusieurs partenaires pour la mobilisation des ressources à la réalisation des routes’’, tempère la ministre des Travaux Publics.
Mme Camara invite à garder l’espoir, car selon elle, certaines négociations sont très avancées et, assure-t-elle, ‘’au moment venu, nous ferons recours à votre soutien (députés, Ndlr) pour la validation de ces validations’’.
‘’C’est pourquoi, en attendant la concrétisation des négociations, je vous prie de bien vouloir aider le gouvernement à obtenir une augmentation budgétaire minimale de 457. 931. 351 .570 GNF et reliquat du montant de financement du plan d’urgence de montant 550. 000. 000. 000 GNF au profit de mon département’’, plaide-t-elle auprès de la représentation nationale.