Manif du FNDC : Cellou Dalein s’adresse encore aux Forces de défense et sécurité

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Conakry, Guinée : Comme à son habitude, le chef de file de l’opposition a une nouvelle fois lancé un appel pressant aux Forces de Défense et de Sécurité sur les exactions qu’elles commettent sur les manifestants pendant les mouvements de contestation dans le pays.

Pour l’ancien premier ministre sous l’ère Conté, ces hommes en uniforme ne sont pas obligés d’exécuter un ordre s’il est illégal. C’est en marge de la plénière tenue ce mardi 17 mars des leaders du Front National pour la Défense de la Constitution qu’il a exprimé cette préoccupation devant ses pairs de l’opposition.

Cellou Dalein Diallo estime qu’il faut à tout prix freiner cette dérive des FDS sur des personnes qui expriment librement leur opinion.

«Je crois qu’un appel pressant a été lancé au peuple de Guinée et à sa jeunesse. Mais surtout à ses femmes pour qu’il n’y ait pas ce coup d’État constitutionnel qu’apporte Alpha Condé. Je vais m’adresser ici à mes frères et sœurs membres des Forces de Défense et de Sécurité, l’Armée guinéenne a participé activement à la libération de l’Afrique, à la décolonisation. Elle a fait honneur à notre peuple, pour la liberté des autres peuples du continent. Aujourd’hui, liberté du peuple de Guinée est confisquée par un clan, elles (Forces de Sécurité et de Défense ndlr ) ne peuvent pas être complices de ce clan mafieux pour continuer à réprimer dans le sang les jeunes de Guinée qui expriment leur refus du coup de d’État constitutionnel » a dénoncé le leader du l’UFDG.

«Il faut qu’elles se mettent du coté du droit, du bon droit. Être républicain ne veut pas dire obéir aveuglement aux ordres des dictateurs. Il faut qu’elles (Forces de Sécurité et de Défense ndlr) réalisent qu’elles sont des guinéennes, qu’elles doivent contribuer à la restauration des droits des citoyens, à l’expression de leur liberté et à la consolidation des acquis démocratiques. Elles ne peuvent pas aller à l’encontre de la promotion de la démocratie et de la consolidation de l’unité de notre Nation. Je leur lance un appel en tant que FNDC, en tant que fils du pays. C’est nos frères, c’est nos sœurs, ils ont jusqu’à présent été utilisés illégalement contre le peuple de Guinée. Plus de 145 morts dans la répression des manifestations, il faut qu’elles soient du bon coté et qu’elles arrêtent de se mettre au service de la dictature. Je ne vais pas insister sur la nécessité, sur l’obligation qui nous incombe tous à empêcher ce coup d’État constitutionnel. Le 21 et le 22 mars, le peuple de Guinée doit rester debout et marquer de manière indélébile son attachement à ses valeurs qu’il a défendu même en dehors de ses frontières au Mozambique, en Angola, en Guinée Bissau et un peu partout. Je compte sur vous… Amoulanfé ! Atèben ! Gassata »

Moise Rama Fils, depuis le siège du FNDC