Télé-enseignement est mieux qu’une année blanche, selon l’Association des élèves et étudiants…

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Conakry, Guinée : Le télé-enseignement pour sauver l’école guinéenne en cette période de la pandémie du au COVID-19 a débuté ce lundi 27 avril sur toute l’étendue du territoire national, malgré quelques difficultés enregistrées sur le terrain.

Le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation a procédé pour autant à cette opération qui est saluée et appréciée par l’Association des Elèves, Etudiants et Diplômés pour le Développement ce mardi.

Mouloukou Souleymane Diawara, le président de cette association, reste optimiste face à cette initiative du gouvernement guinéen qui est de donner les cours en direct à la télé et à la radio.

« Nous sommes entièrement d’accord que la réalisation ou l’application de cette initiative sur le terrain pourrait avoir ou pourrait connaitre des difficultés. Cela est une évidence, pas que dans notre pays mais ailleurs comme dans certains pays de la sous-région comme la Cote d’ivoire au Mali et au Sénégal. Ce sont les mêmes difficultés. Donc, vous n’êtes pas sans savoir que ces pays au moins ont plus de capacités en termes d’électricité et d’internet que le nôtre. Donc, si ces pays ont des difficultés malgré cet avantage, pourquoi pas nous où il était question d’essayer » argument-il.

Le président de l’Association des élèves et étudiants diplômés soutient plus loin que ces difficultés ne doivent en rien entraver ce processus dans la mesure où ce n’est qu’un essai.

« Nous sommes entrain de finaliser une suggestion que nous devrions faire au MENA dans les jours à venir par rapport à l’amélioration de ce dispositif pour les élèves de l’intérieur du pays. Mais aussi, comment améliorer déjà les cours qui ont été dispensés à la télé » fait savoir Mouloukou Souleymane Diawara. Pour lui, le coût d’une année blanche est encore plus élevé que d’essayer une initiative qui pourrait marcher.

Moise Rama Fils