Le coronavirus pourrait « ne jamais disparaître », selon l’OMS

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L’UE a appelé ses membres à rouvrir leurs frontières intérieures pour faciliter le tourisme, en dépit de la poursuite de la pandémie, qui a fait plus de 294 000 morts sur la planète.

La pandémie due au nouveau coronavirus a fait au moins 294 199 morts dans le monde depuis son apparition en décembre 2019 en Chine, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles mercredi 13 mai à 21 heures (heure de Paris).

Plus de 4 305 340 cas d’infection ont été officiellement diagnostiqués dans 196 pays et territoires depuis le début de l’épidémie. Ce nombre de cas diagnostiqués ne reflète toutefois qu’une fraction du nombre réel de contaminations, un grand nombre de pays ne testant que les cas nécessitant une prise en charge hospitalière.

Voici les cinq pays ayant enregistré le plus de morts :

  • Etats-Unis (84 118) ;
  • Royaume-Uni (33 186) ;
  • Italie (31 106) ;
  • Espagne (27 104) ;
  • France (27 074).
  • Un message alarmant de l’Organisation mondiale de la santé

Le nouveau coronavirus pourrait « ne jamais disparaître » et devenir une maladie avec laquelle l’humanité devra apprendre à vivre, a averti l’OMS.

« Nous avons un nouveau virus qui pénètre la population humaine pour la première fois et il est en conséquence très difficile de dire quand nous pourrons le vaincre, a déclaré Michael Ryan, directeur des questions d’urgence sanitaire à l’OMS, lors d’une conférence de presse virtuelle à Genève. Ce virus pourrait devenir endémique dans nos communautés. »

  • Des assouplissements à travers le monde

Les mesures de déconfinement continuent d’avancer pas à pas, avec parfois, ici où là, une pause ou un recul prudent.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a ainsi annoncé un nouvel assouplissement, d’ici à la fin du mois, du strict confinement. Le pays est passé le 1er mai du niveau d’alerte 5 au niveau 4, qui a déjà permis le redémarrage de certains secteurs économiques.

En Angleterre, les habitants sont autorisés à sortir davantage de chez eux et encouragés à retourner au travail. Les autres nations du Royaume-Uni, l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord, exhortent en revanche la population à « rester la maison ».

La Pologne a annoncé la réouverture le 18 mai des salons de coiffure, cafés et restaurants. En Nouvelle-Zélande, les centres commerciaux, cinémas et restaurants commencent à rouvrir.

Le gouvernement japonais a confirmé qu’il comptait lever l’état d’urgence dans 39 des 47 préfectures du pays, mais pas encore dans les plus densément peuplées comme Tokyo. Prévu initialement pour durer un mois, ce dispositif avait été prolongé jusqu’au 31 mai sur tout le territoire.

Concernant les avancées, le championnat allemand de football reprendra samedi, et ses concurrents anglais, espagnol et italien s’apprêtent à l’imiter.

  • Des mesures de confinement prolongées

A l’inverse, des mesures de confinement en vigueur depuis début avril seront prolongées jusqu’au 8 juin pour les habitants de la capitale américaine, Washington. Cette extension est nécessaire, « jusqu’à ce que les données nous montrent que nous pouvons commencer une phase de réouverture », a-t-elle précisé. Le district de Columbia où se situe Washington compte 6 584 cas officiellement recensés de coronavirus dont 350 morts.

La mise en confinement total de la population de la capitale du Chili, Santiago, a été ordonnée mercredi par le gouvernement, après une augmentation de 60 % des cas de Covid-19 en 24 heures. « La mesure la plus sévère que je doive annoncer, c’est la mise en quarantaine totale » des sept millions d’habitants de cette agglomération, a déclaré le ministre de la santé, Jaime Manalich.

En Chine, la vaste agglomération de Jilin, dans la province du même nom frontalière de la Corée du Nord, a placé mercredi ses habitants en confinement partiel après de nouveaux cas de coronavirus faisant craindre une deuxième vague épidémique dans le pays.

  • 5 % de la population espagnole infectée, selon une étude

Environ 5 % de la population espagnole aurait développé des anticorps liés à une contamination au coronavirus SARS-CoV-2, selon les résultats préliminaires d’une étude menée conjointement par l’institut Carlos III pour la santé et l’Institut national des statistiques.

En appliquant ce pourcentage à la population globale de l’Espagne, qui compte environ 47 millions d’habitants, on obtient 2,3 millions d’individus qui auraient été infectés par le virus, sans en développer forcément les symptômes. C’est dix fois plus que les 228 691 cas confirmés comptabilisés mercredi par le ministère de la santé.

Lemonde.fr