Mort de Georges Floyd : « désordres civils graves » aux Etats-Unis

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Les manifestations de colère contre la mort de Georges Floyf, cet afro-américain de 46 ans, torturé par la police à Minneapolis, ne faiblissent guère. La sixième nuit de protestations a enregistré pillages et affrontements en dépit des couvre-feux dans plusieurs grands Etats.

Un couvre-feu a été imposé à Washington, comme dans d’autres grandes villes des Etats-Unis, pour empêcher que de nouvelles émeutes n’émaillent les manifestations contre les violences policières et le racisme auxquelles des milliers de personnes ont pris part, dimanche 31 mai à travers le pays.

Tout en disant comprendre leur colère, nombre de responsables locaux ont exhorté les manifestants à la retenue pour cette sixième nuit de protestations, tandis que le président Donald Trump, confronté aux désordres civils les plus graves de son mandat, fustigeait les « anarchistes ».

La colère qui a explosé à Minneapolis, dans le Minnesota, après le décès lundi dernier de George Floyd, un homme noir de 46 ans, aux mains d’un policier blanc, s’est rapidement propagée à tout le pays.

Des milliers de soldats de la Garde nationale ont été déployés dans quinze Etats et à Washington (district de Columbia).

Après Houston (Texas) et Los Angeles (Californie), un couvre-feu nocturne a aussi été décrété dans la capitale, où des centaines de personnes manifestaient dimanche soir, sous très haute surveillance policière, près de la Maison Blanche, plongée dans le noir.

Selon le New York Times, Donald Trump a été mené la veille par le Secret Service, lors d’une manifestation similaire devant sa résidence, à l’abri dans un bunker souterrain. La police a tiré des gaz lacrymogènes dimanche devant la Maison Blanche pour disperser la manifestation.

Pour l’instant, seul l’un d’eux, Derek Chauvin, a été arrêté et inculpé d’homicide involontaire. C’est lui que l’on voit dans une vidéo virale maintenir son genou sur le cou de George Floyd pendant de longues minutes, alors que ce dernier se plaint de ne pas pouvoir respirer.

Il doit comparaître lundi devant un tribunal pour la première fois. «Nous avons des enfants noirs, des frères noirs, des amis noirs, nous ne voulons pas qu’ils meurent. Nous sommes fatigués que ça se répète, cette génération ne se laissera pas faire. Nous en avons assez de l’oppression », a dit à l’Agence France-Presse (AFP) une manifestante à Saint Paul, Muna Abdi, une femme noire de 31 ans.

  • Des pillages et des débordements

Des manifestations étaient aussi en cours à Miami (Floride) et New York notamment. Des slogans comme « Black Lives Matter » («La vie des Noirs compte ») ou « Je ne peux pas respirer » (les derniers mots prononcés par George Floyd), étaient martelés par les foules.

Avec lemonde et France24.