Etat d’urgence sanitaire : la longue traversée de désert pour les centres de loisirs

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Conakry, Guinée : Les tenanciers des Bars, restaurants et Night Club n’apprécient pas la prorogation de l’Etat d’urgence sanitaire par le Président Alpha Condé dans son allocution à la Nation dans le cadre de la riposte contre le COVID-19 en Guinée, le 14 Aout dernier.

Ils dénoncent l’impact négatif de cette situation sur leurs activités qui, depuis cinq(5) mois, sont restées inertes par la fermeture de leurs lieux de travail. En plus de ce désagrément qui nuit à leur quotidien, Vally Sacko, Président de cette association dénonce également les bavures des agents de forces de l’ordre quand il a été joint ce lundi17 Aout  par notre rédaction.

« Vous savez combien de fois nous sommes impactés par rapport à la fermeture de nos différentes structures. Aujourd’hui, on ne travaille pas et on continue non seulement à payer la facture de l’eau et de l’électricité  mais aussi nos locaux respectifs. En plus de cela, que les autorités sachent que notre fonctionnement,   il y’a des vies qui en dépendent. Aujourd’hui, il y a environs 15 milles personne qui sont en chômage direct dans le  cadre du non fonctionnement de nos différentes structures » révèle-t-il.

Insistant sur des bavures des forces de l’ordre, Vally Sacko dénonce leur  comportement quand ils font parfois des  descentes musclées dans certains lieux de loisir.

 « Il y’a des agents des forces de l’ordre qui  font de l’amalgame. il y a beaucoup de structures qui ne sont pas concernées par ces mesures mais qui sont malheureusement fermées. Il faut qu’on précise cette partie aux agents de forces de l’ordre » souhaite Vally Sacko.

A noter  que depuis l’instauration de la fermeture des lieux de loisirs, ces tenanciers n’ont bénéficié d’aucune mesure d’accompagnement même dans le plan de riposte du chef du gouvernement. Raison pour laquelle, l’association plaide pour une réouverture partielle.

« Nous demandons à l’Etat d’accepter à ce que nous ouvrons maintenant. C’est une doléance que nous faisons auprès de l’Etat même si elle doit être partielle » suggère Vally Sacko au nom des siens.


Moise Rama Fils