Conakry-Guinée : Pendant que l’opposition conteste la fiabilité du fichier électorale qu’à présenter ce lundi 14 septembre 2020 par la CENI où la région administrative de Kankan regorge à elle seule 22 % de l’électorat du pays.
Le président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG) pense que la ville de Siguiri se trouvant dans cette région est anormalement peuplée à cause des activités minières. Dr Dansa Kourouma pense que la base du recensement électoral tire sa légitimité dans le recensement général de la population. Il trouve que les chiffres de 1 million 173 mille 421 du nombre de la population électorale avancée par la CENI sont cohérents. , mais dépassés Conakry, il estime que c’est du à une chose. « Dépasser Conakry, c’est autres choses parce que dans la pratique en Guinée, Conakry a toujours l’électorat le plus élevé. Donc, cette conversion a commencée en 2014 lors du recensement général de la population qui a révélé que la région de Kankan, notamment la préfecture de Siguiri était la région la plus peuplée », a-t-il justifié.
Dr. Kourouma estime que l’interprétation de ces chiffres sur le plan politique peut aussi donner une autre couleur. « L’interprétation politique de cela peut amener à grincer les dents. Parce que c’est le fief du parti au pouvoir, il y a des interprétations qu’on peut donner à cela. Premièrement, est-ce que le fichier a été volontairement gonflé pour permettre au parti au pouvoir d’avoir beaucoup d’électeurs dans ce fief ? Deuxièmement, la question est de savoir est-ce qu’il y a eu beaucoup de moyens déployés pour permettre à la population de se faire enrôler ? », s’est interrogé le président du CNOSCG.
Dansa Kourouma révèle autres faits constatés sur le fichier rendu public par la CENI : « Kankan avait aussi le nombre de mineurs le plus élevé dans le fichier. Avec le dedoublonnage et l’extirpation, il y a plus de 20 milles mineurs qui ont été retirés du fichier. Donc, moi je crois, peu importe l’interprétation politique qu’on peut donner à la chose, mais sur le plan statistique, il y a une cohérence entre le recensement général de la population et le recensement électoral ». Il appelle les acteurs politiques à mieux contrôler le processus électoral notamment la distribution des cartes d’électeur.
Moise Rama Fils