Massacres du 28 septembre 2009 : La CGCPI pour une indemnisation provisoire des victimes avant le procès

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Conakry-Guinée : Ce jeudi 24 septembre, la Coalition Guinéenne pour la Cour Pénale Internationale (CGCPI) a animé un point de presse à la Maison de la presse à Dadia, commune de Ratoma. Dans sa déclaration liminaire, la CGCPI exhorte le gouvernement à une indemnisation partielle des victimes avant le procès.

C’est une déclaration qui intervient à quelques jours de la commémoration des 11 ans du massacre du stade du 28 septembre. « La coalition Guinéenne pour la cour pénale internationale relève que depuis l’ouverture des enquêtes en février 2010, devant les juridictions guinéennes, beaucoup de victimes sont décédées, certaines sont malades et vivent dans la précarité la plus absolue. A ce triste constat, il faut ajouter la situation des femmes répudiées par leur mari et celles atteintes du VIH /SIDA, suite aux viols dont elles ont été victimes. Sans oublier les enfants orphelins déscolarisés qui doivent être normalement assistés. Pour toutes ces raisons, la CG CPI exhorte le gouvernement guinéen à allouer une indemnité provisoire aux victimes des massacres du 28 septembre 2009 ce en attendant la tenue du procès dans cette triste affaire », lit-on dans la déclaration.

Le CG CPI souhaite également que le procès du massacre du 28 septembre 2009 se tienne en Guinée et dans « les meilleurs délais. La tenue d’un tel procès permettra de lutter contre l’impunité dans notre pays ». Parlant de la situation sociopolitique, la CGCPI condamne les déclarations à caractère ethnique, communautaire ou régionaliste de qui ce soit. « Elle exige la libération immédiate des citoyens illégalement détenus parce qu’étant  opposés au changement constitutionnel et à un 3e mandat pour l’actuel président de la République. Encourage le peuple de Guinée à user des voies légales afin de restaurer la constitution du 07 mai 2010. Demander aux populations guinéennes d’être vigilantes afin de ne pas se retrouver dans le piège des hommes politiques qui cherchent à opposer les communautés pour préserver leurs intérêts personnels », renchérit la CGCPI.

Il faut rappeler que le 25 juin 2019 par devant de la cour suprême, l’information a été clôturée sur ce dossier avec 13 accusés, 430 victimes entendues, 15 témoins auditionnés et la mise en place d’un comité de pilotage pour la tenue du procès.