Attaque du cortège du PM à Labé: Makanéra se paie le préfet Saifoulaye

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Conakry-Guinée : En  marge d’une conférence de presse ce jeudi 1er à la Maison de la presse à Kipé dans la commune de Ratoma, l’ancien ministre de l’Information et de la Communication et député à l’Assemblée nationale, Alhoussein Makanéra Kaké, s’est payé le préfet de Labé qui a dédouané l’UFDG dans l’attaque du cortège du Premier ministre à Labé.

L’honorable Makanéra Kaké déplore l’attitude du préfet de Labé dans cette affaire. Selon lui, la manière dont le préfet Saifoulaye a parlé pose beaucoup de problèmes. « Un préfet qui dit : on l’aurait dit que c’est parce que les gens n’ont pas reçu d’argent, c’est pourquoi ils ont manifesté. Un préfet ne parle pas comme cela. Soit il connaît ce qu’il doit dire, il parle ou il  ne connaît pas, il se tait. C’est la première autorité de la préfecture, si c’est quelqu’un du RPG où l’UFDG, on peut comprendre. Mais lorsqu’il s’agit d’un préfet, il doit dire ce qu’il connaît, s’il ne connaît pas, il se tait, ça c’est la première remarque. La seconde remarque, je vois une mauvaise foi », a-t-il affirmé.

Pour lui, le préfet de Labé devrait s’aligner derrière la position du gouvernement : « Ce qui s’est passé à Labé, ce n’est pas passé la nuit, c’était en plein jour. Ceux qui étaient témoins savent ce que le préfet est en train de dire, c’est faux. Lui-même, il sait ce qu’il a dit c’est faux. M. Saifoulaye sait l’attaque de Labé a été orchestré par l’UFDG de Labé. Malheureusement M. Saifoulaye n’a pas encore trouvé d’arguments pour le cas de Dalaba. Moi, je voudrais qu’il trouve d’arguments pour Dalaba aussi. Quand vous êtes préfet, vous relevez d’une autorité même si c’était la vérité ce n’est pas comme cela il allait parler. Le gouvernement a une position, il ne devrait pas avoir une autre position que celle du gouvernement. Il pouvait se battre pour que la justice soit faite, mais ce n’est pas comme ça. Ce n’est pas digne d’un préfet ».

Selon l’honorable Alhousseny Makenera Kaké s’il était président de la République j’allais prendre le décret. « Je ne vais pas le faire parce que je suis contre lui (préfet), mais je le ferai pour le secret de l’administration.  À partir de son discours, il cesse d’être préfet », a-t-il conclu.

Oumar Camara