N’Zérékoré : « La prison, c’est une sorte d’éducation » (Cécé Gbocé Loua, ancien maire)

0
990

N’Zérékoré-Guinée : Ce jeudi 1er octobre, les militants FNDC de N’Zérékoré, libérés à Kankan, ont été remis officiellement à leurs parents. Cette cérémonie s’est déroulée au domicile privé du patriarche Molou Zogbélémou, en présence des autorités régionales, préfectorales et communales de N’Zérékoré.

Dans son discours de circonstance, le gouverneur de N’Zérékoré, le Général Mohamed Gharé, a remercié les sages pour leurs plaidoyers auprès de l’Etat. Il a rendu hommage au Président Alpha Condé pour sa bonne foi avant de préciser que ces militants du FNDC ne sont pas définitivement libérés, mais plutôt «ils sont sous contrôle judiciaire ».

Au nom des personnes libérées, Cécé Gbocé Loua a déclaré : « Ce que nous demandons à la population de N’Zérékoré, c’est la paix. Ce qui se passe à N’zerekoré, nous ne savons pas l’origine. Nous prions Dieu que cela soit maintenant les dernière échauffourées en N’Zérékoré. Nous avons été en prison à Kankan, la prison c’est une sorte d’éducation. Ce que nous avons vu à Kankan, ce que nous avons attendu, je crois que nous sortons très fortifiés, nous sortons aguerris et la paix n’a pas de prix. Je fais la promesse pour que la paix règne à N’Zérékoré, c’est le devoir de tout un bon citoyen. J’ai dit : ce qui se passe à N’zerekoré, les gens se trouvent dans le problème sans se rendre compte ou bien de manière inopportune. Nous voulons qu’il y ait la paix à N’Zérékoré, qu’il y ait le calme. La politique va passer, mais N’zerekoré va toujours rester. Donc, nous demandons l’entente entre les filles et fils de N’Zérékoré, toutes les communautés confondues. Il ne faut pas qu’on se regarde en chien de faïence, j’aurais entendu les gens dire : on les a libérés sans les juger. De toutes les façons, les gens ont analysé la portée, ils ont compris que la paix n’a pas de prix ».

M. Gérard Loua, infirmier de son Etat, est revenu sur les circonstances de son arrestation. « C’était le 24 mars 2020, je quittais au village pour venir rendre visite à l’un de mes jeunes frères sur ma moto. J’ai été arrêté au carrefour Komou à Boma, commune urbaine de N’Zérékoré directement j’ai été conduit au camp militaire Behanzin. De là-bas, je me suis retrouvé dans la situation. À la maison centrale de Kankan, je remercie le régisseur, car on était avec lui comme ses enfants. Moi en tant qu’infirmer, ma présence a été nécessaire dans le cadre de la santé de mes amis », a-t-il relaté.

Jules Lamilé Kombadouno pour guineetime.info

624 46 75 73