Violences électorales : L’INIDH sort de son silence !

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Conakry-Guinée : En marge de la campagne électorale, des violences sont enregistrées à plusieurs endroits à l’intérieur du pays. Le cas récent est celui de Kolaboui (Boké). Ces violences se sont soldées par des cas de morts et  des biens publics et prives détruits. Ces violences et actes de barbaries ont interpellé le Président de l’Institution Indépendante des Droits Humaines (INIDH) ce jeudi 8 octobre.

M. Alya Diaby, président de l’INIDH, a condamné ces actes avant d’annoncer dans la foulée que  des observateurs seront déployés  dans le pays pendant le 18 Octobre. « Que les violences soient verbales ou physiques, nous les déplorons et  nous-en  appelons au sens de responsabilité non seulement des candidats, mais également de leurs états-majors ainsi que tous ceux qui les soutiennent pour qu’on puisse passer cette élection dans les conditions de paix et de stabilité », a-t-il souhaité. M. Diaby a précisé que ceux-là qui accusent son institution de laxisme face à toutes les violations des droits de l’homme se trompent sur la vocation de l’institution qu’il est en charge. « C’est une impression erronée, nous  faisons ce qui est à notre pouvoir et actuellement nous préparons de monitoring de l’élection. L’INIDH sortira un rapport synthèse qui fera état de tout ce que nous avons constaté depuis l’enclenchement de la campagne électorale (…) Nous avons toujours déploré les violences et nous ne sommes pas une ONG de dénonciation », a Insisté le Président de l’Institution Indépendante des Droit Humains.

Il faut noter que face à la violation, l’Organisation des Nations Unies (ONU) a appelé les responsables politiques, particulièrement les candidats dans la course à la présidentielle de s’abstenir d’invoquer des affiliations ethniques et d’utiliser un langage provocateur qui pourront conduire à la violation des droits de l’homme.

Moïse Rama Fils