N’Zérékoré : « En 1998, je savais qu’on allait m’arrêter » (Alpha Condé)

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N’Zérékoré-Guinée : Ce dimanche 11 octobre, le Président candidat Alpha Condé était en campagne à N’Zérékoré. Il a profité de l’occasion pour décocher des flèches à ses opposants.

Alpha Condé a rappelé son passé : « Nous nous regardons devant et d’autres regardent dans le rétroviseur, nous ne sommes pas dans la même catégorie. Donc, je n’aime pas à les répondre. Vous savez en politique, c’est de la lutte entre programmes. Chacun présente son programme et le peuple choisit, mais nous avons les gens qui n’ont pas de programme qui ne font que mentir, insulter, casser, mettre les enfants dans la rue et tuer les enfants des gens. Le Président Conté avait dit : moi, je suis militaire, je m’occupe du front et de sauvegarder le pays, vous les technocrates travaillez pour le peuple.  Si la Guinée était à terre en 2011, c’est la faute de qui ? De ces premiers ministres qui on détournés tout l’argent pour eux. C’est d’être le plus grand immobilier, propriétaire d’immeubles à Dakar. Voilà ceux qui ont mis le pays à terre, mais Conté les a maudit, il a dit : vous allez payer. Jean-marie Doré était opposant, Siradio était opposant, Bah Mamadou était opposant, moi j’étais opposant, nous nous sommes battus, nous n’avons jamais lancé de pierres ni cassé un vélo. Moi, j’ai gagné l’élection présidentielle en 1993, les diplomates sont venus me voir qu’est-ce que tu vas faire ? J’ai dit : Conté va proclamer qu’il a gagné et il a proclamé qu’il a gagné. Les militaires sont venus me voir et me dire : on est derrière toi, n’ayez pas peur. Il aura des morts, ils ont dit oui. J’ai dit je ne suis pas venu gouverner des cimetières, si on abat  une partie des Guinéens qui je vais gouverner ? J’ai pris mon avion, je suis rentré ».

Et de poursuivre : « J’ai été opposant pendant 45 ans. La première République m’a condamné à mort, la deuxième République m’a condamné et m’a mis en prison,  je n’ai pas changé, car je me bats pour le peuple dans la paix. Parce que le pouvoir, c’est Dieu qui le donne et le peuple, ce n’est pas la violence ni le sang. En 1998, je savais qu’on allait m’arrêter j’ai dit sur RFI et à beaucoup d’autres qu’on allait m’arrêter. Le président Bögue m’a dit : mais pourquoi tu rentres ? Je l’ai dit : comment je peux avoir peur de la prison quand mes militants sont en prison, c’est moi qui suis leur chef, je dois faire la prison. Je vous ai dit que la Guinée, c’est comme un camion à quatre roues. Quand vous enlevez une roue, le camion ne marche plus. Les quatre roues, c’est la Forêt, la Haute Guinée, le Foutah et la Base Guinée. Nous connaissons les pyromanes qui se transforment en portier. Ils ont mis les enfants dans la rue pendant deux ans pour m’empêcher de gouverner, mais au bout de deux ans, nous avons pu enlever la dette ».

Jules Lamilé Kombadouno guineetime.info

N’Zérékoré

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