Crise postélectorale : Le ministre des AE échange avec les diplomates

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Conakry-Guinée : Ce jeudi 22 octobre, le ministre des Affaires Etrangères a échangé avec les ambassadeurs du groupe africain, les ambassadeurs de l’Union Européenne, le chargé des affaires américaines et l’ensemble des ambassadeurs en Guinée sur le processus électoral.

Le  sujet des violences postélectorales a dominé le débat entre ces diplomates et le ministre Mamadi Touré qui était accompagné par ses homologues de la Justice et de la Sécurité. Pour lui, ce cycle de violences enregistrées dans le pays qui a déjà fait une dizaine de morts est la résultante de l’auto proclamation du leader de l’UFDG  victorieux du scrutin du 18 Octobre. « Nous leur avons rappelé la déclaration des observateurs de la CEDEAO et de l’Union Africaine qui ont estimé que le scrutin s’est déroulé dans les conditions satisfaisantes et donc, nous attendons les résultats. Et malheureusement, il y a eu une auto-proclamation d’un candidat, ce qui est à l’origine de toute cette violence que nous connaissons aujourd’hui. Il ne faut pas chercher ailleurs, c’est de cela qu’il s’agit. Il (Cellou Dalein Diallo ndlr) a fait comprendre à ses militants qu’il était victorieux alors que nous attendions encore la fin même du dépouillement des bulletins. Donc, il ne faut pas chercher plus loin, c’est la source de toute la violence qu’il y a aujourd’hui et c’est très inquiétant. On a vu des vidéos, on a entendu des manifestants demandant qu’on leur donne des armes et il y en a même qui ont parlé d’Intifada. Ce qui est très grave et cela doit être pris très au sérieux, mis dans  le contexte sous régional. Contexte plus large du terrorisme dans la sous-région », a souhaité M. Touré.

Parlant des attaques des représentations guinéennes à l’étranger, le patron de la diplomatie guinéenne soutient que ce sont des faits très graves. « Non seulement, il y a la violence à l’intérieur du pays, mais nos ambassades sont victimes d’attaques. En Belgique, à New York, à Dakar et d’autres endroits, ils sont inquiétés. Comment on peut s’attaquer à ceux qui sont sensés vous représentez à l’étranger et sensés vous protégés ? Je pense que c’est très grave, il y a un état d’esprit qui est-là et qui est extrêmement dangereux. Il va falloir contenir, il faut que les gens se ressaisissent. Il s’agit d’une nation, ce n’est pas une guerre. (…) Le gouvernement est obligé d’assurer la sécurité des citoyens et celle du territoire », a-t-il fait savoir.

Pour sa part, le ministre de la Justice, garde de sceaux, quant à lui, a rappelé le rôle de l’Etat dans une telle situation. M. Mory Doumbouya promet que les fauteurs de troubles seront tout simplement traqués et jugés avant de regretter les cas de morts malheureusement enregistrés.

Moïse Rama Fils