Sciences : le Guinéen Pr Abdoulaye Touré primé par la Fondation de la Croix Rouge Française

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Conakry, Guinée : les travaux de recherche en santé publique sur les épidémies Ebola et covid-19 du Pr Abdoulaye Touré, actuel directeur général de l’Institut national de la santé publique (INSP), viennent d’être primés par la Fondation de la Croix Rouge Française.

Selon l’annonce de ladite Fondation, ce qui a aussi retenu l’attention du jury, ce sont «les travaux de recherche en santé publique sur les épidémies et son approche multidisciplinaire des ripostes contre les maladies émergentes en Afrique et en Guinée, notamment contre l’épidémie à virus Ebola et la Covid-19. »

Pr Abdoulaye Touré, qui n’est pas à présenter en Guinée, reçoit ainsi le  Prix de la Fondation pour la recherche humanitaire et sociale.

C’est au printemps dernier que le jury de sélection des prix de recherche de la Fondation s’est réuni pour décerner trois prix à des chercheurs au parcours exemplaire, avec le soutien de son fidèle partenaire le Fonds AXA pour la Recherche.

Ce mardi 3 novembre, avec la crise sanitaire, les lauréats 2020 n’ont pas droit à une cérémonie de remise de leur prix, comme c’est l’usage. Mais ils ont été les invités les invités de marque d’un webinaire, organisé par la Fondation sur leur thématique.

Ce prix valorise un parcours de plus de 15 années dans la recherche et valorise également des chercheurs dans les pays du Sud. Il incite les décideurs à s’appuyer sur les résultats de recherche dans les prises de décision et dans l’élaboration des politiques et stratégies de développement.

Abdoulaye Touré est guinéen, Docteur en Santé publique de l’Université Claude Bernard de Lyon. Il est Maitre de conférences à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC), Directeur Général de l’Institut National de Santé Publique (INSP), Directeur du Centre de Recherche et de Formation en Infectiologie de Guinée (CERFIG).

Il dirige depuis 2018 l’Institut National de Santé Publique guinéen. Il a coordonné le programme de recherche et de soins lancé par l’IRD et l’Inserm, avec l’Université de Montpellier, auprès des survivants d’Ebola en Guinée, intitulé « PostEboGui ». Ses activités de recherche ont porté sur l’analyse des séquelles cliniques et biologiques de la maladie à virus Ebola, en s’appuyant sur une cohorte de 802 guéris d’Ebola soit environ 70 % de l’ensemble des personnes déclarées dans le centre de traitement Ebola en Guinée.