Interdiction de manifester : les précisions du député Aly Kaba

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Conakry, Guinée : le chef de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale, Aly Kaba, maintient l’interdiction de manifester concerne tous les Guinéens sans exception.

Dans une déclaration rendue publique hier dimanche  à la télévision nationale, le gouvernement guinéen par la voix de son porte-parole Aboubacar Sylla a interdit toute manifestation sur le territoire national pour dit-il afin d’endiguer le COVID-19 en hausse ces derniers temps dans le pays.

Cette déclaration du gouvernement sonne comme une manière de faire barrage au souhait à manifester le 25 Novembre de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) du candidat à l’élection président du 18 Octobre Cellou Dalein Diallo et de ses alliées de l’Alliance Nationale pour l’Alternance Démocratique (ANAD). 

Ce lundi 23 novembre au cours d’une conférence de presse animée au bureau de la majorité parlementaire, le président de cette entité a apporté un soutien à cette déclaration.

Pour l’honorable Aly Kaba, cette décision gouvernement de sursoir à toutes manifestations pour cause du COVID-19 ne vise pas une catégorie de personne.

« Cette déclaration n’interdit pas seulement que les manifestations envisagées et pour une catégorie de guinéens, non ! L’appel est lancé à toutes les catégories, à toutes les couches sociales, à tous les Guinéens pour nous aider  à booster l’élan déjà pris, à savoir maintenir, voir dépasser les résultats dans le sens d’inverser la courbe de cette pandémie. Vous savez, contrairement à d’autres pays, la Guinée se tient mieux et se tiendra mieux d’après même les études qui ont cité notre pays parmi les cinq(5) pays qui pourront tenir la barre et avoir une économie stable après cette pandémie » S’est-il justifié.

Le chef de la majorité présidentielle ne trouve pas opportun l’organisation de manifestations prévues.

« Je crois que cela n’a rien à avoir avec l’appel de l’UFDG et ses alliées, mais pour ce qui est de mon avis, je pense que les manifestations quand elles ne sont pas autorisées, quand elles sont sources de violences, nous devons nous en épargner. Il y’a plusieurs manières en démocratie de se faire entendre sans pour autant engendrer la violence ou enfreindre aux lois de la République. Quand une manifestation n’est pas autorisée, quand les interdits du gouvernement sont bravés, cela devient des violations des lois et ça c’est prohibé et c’est puni » dit honorable Kaba.

Le chef de file de la majorité parlementaire « souhaite ardemment que la raison puisse prendre le dessus pour qu’ensemble nous puissions comprendre que nous  avons tous à gagner dans la paix et que toute forme de violence, de casse, de destruction d’édifices, de biens publics et privés ne nous avance guère. »

Moïse Rama Fils