Affaire 200 milliards : La maison des associations (MAOG) se constitue partie civile

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Conakry-Guinée : C’est une affaire qui prend une autre tournure depuis sa révélation par nos confrères de Guineenews. Ce lundi 30 novembre, la principale incriminée a annoncée qu’elle saisit la justice pour rétablir son honneur dans ce dossier. Sitôt annoncée, certaines organisations de la société civile guinéenne veulent se constituer partie civile dans cette affaire de détournement de deniers publics.

C’est le cas de la Maison des Associations et ONG de Guinée (MAOG) dirigée par Lansana Diawara qui dénonce l’orientation des institutions républicaines contre les sources de cette révélation de détournement. «Il faut préciser que ce n’est pas le gouvernement qui est incriminé dans cette affaire, mais un membre du gouvernement. Il appartient donc à ce membre de se défendre en toute impartialité. Elle connait la voie en la matière en saisissant la justice si elle pense qu’elle a été brimée ou diffamée dans ses droits. Maintenant qu’un gouvernement qui se veut responsable, qui se réclame s’inscrire dans le nouveau pacte républicain annoncé par le Président de la République, celui de gouverner autrement, il n’a pas à faire des injonctions aux institutions républicaines et pire orienter à prendre des sanctions contre la source de l’information », indique le coordinateur national de la Maison des Association et ONG de Guinée avant de dénoncer : «Cela est inadmissible et inacceptable, cela vient dangereusement compromettre les principes de séparation du pouvoir dans un pays démocratique. Alors fort de tous ces constats, nous avons estimé qu’on ne peut pas rester les bras croisés. Nous avons lancé des recommandations à toute la société civile dans sa globalité et sa diversité, nous allons nous constituer en partie civile dans ce dossier. Pour nous, c’est des soupçons de détournement, mais dès lors qu’il y a des soupçons, il est important que nous passions cela au scanner ».

Dans une recommandation adressée au Présidente de la République, la MAOG exhorte l’exécutif de bien laisser la société civile lancée un audit social dans ce dossier.

Moïse Rama Fils