Appel à la ville-morte de l’ANAD et de l’UFDG : « Personne n’a confiance en ces leaders-là aujourd’hui » (Makanéra)

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Conakry-Guinée : L’Alliance nationale pour l’alternance démocratique (ANAD) et l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) comptent se faire entendre ce jeudi 3 décembre à travers une « Ville-morte » à Conakry pour, disent-elles, protester contre l’arrestation arbitraire de ces membres, mais aussi revendiquer la victoire du leader de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo.

Une journée ville morte intervient alors que le quartier Wanindara, en banlieue de Conakry, est en proie à des violences où un policier a été tué par des inconnus armés. M. Alhousseiny Makanéra Kaké que nous avions joint souhaite que la sécurité soit renforcée dans cette zone afin de maintenir l’ordre. M. Kaké estime que l’UFDG est en difficulté. Même que prendre une décision actuellement n’est pas aisée au sein de cette formation politique. « S’ils ne font rien, les autres qui sont en prison vont s’estimer trahi par le parti. S’ils demandent des manifestations ou des villes mortes, le reste de la population ne va pas suivre parce que personne n’a confiance en ces leaders-là aujourd’hui. Mais il fallait faire quelques choses, donc ils ont pris le risque d’appeler  »ville morte » dont je suis certain n’aura aucun effet et ne sera pas du tout suivie », explique-t-il.

Concernant la recrudescence de la violence à Wanindara et dans d’autres quartiers de la commune de Ratoma, il demande le renforcement de la sécurité dans ces zones. « N’eut été la volonté de l’État de maintenir la sécurité et d’anticiper les arrestations, peut-être qu’on n’aurait pas déploré aujourd’hui un seul policier, peut-être ça serait des dizaines de policiers ou des centaines qui seraient tués. C’est pourquoi, je demande aux services de sécurité de renforcer ce qu’ils ont commencé, de faire en sorte que tous ceux qui sont dans la logique de la violence qu’ils soient mis hors d’état de nuire », souhaite-t-il avant d’ajouter que le renforcement de la sécurité consiste à protéger la vie de citoyens. « Je suis convaincu qu’il y a des milliers de personnes qui vivent dans ces zones qui ne partagent pas cette violence, mais on les impose la violence. Et lorsqu’il y a une violence, il y a toujours des dégâts collatéraux, des jeunes qui n’ont rien fait qui perdent la vie ou leurs biens. Donc, vouloir renforcer la sécurité dans ces zones, c’est bien protéger ces populations », Alhousseiny Makanéra Kaké.

Il faut noter qu’aujourd’hui (veille de cette journée ville morte de l’opposition), le dispositif sécuritaire a été renforcé sur l’autoroute Leprince.

Moise Rama Fils