Monnaie : La rareté des petites coupures à Conakry

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Conakry-Guinée : Le manque de petites coupures, notamment les billets de 500 et 1 000 fg dans le secteur du transport, est devenu un véritable casse-tête à Conakry. Cette situation entraine parfois des disputes entre chauffeurs de taxi et passagers.

À cause du manque des billets de 500 fg et 1 000 fg dans la circulation routière, se procurer de ces petites coupures de billets de banques n’est pas chose aisée pour les citoyens. À Conakry, chauffeurs et passagers sont à couteau tiré.

M. Ibrahima Barry, conducteur de taxi sur le tronçon Kipé-Taouyah, estime que le gouvernement doit prendre des dispositions pour remédier à ce problème. « En cette période, les petites coupures nous manquent. Il peut arriver aussi des moments où tu as la monnaie, mais les billets de 500 fg causent assez de problèmes, si tu pars dans les kiosques pour en chercher, tu as du mal à trouver. Nous demandons à l’État de prendre ses dispositions. Au lieu de payer le tronçon à 1 500 fg qu’ils instaurent une méthode, comme par exemple, une personne devant et trois derrière, ensuite faire le tronçon à 2 000 fg afin de régler le problème ou ils peuvent encore créer des billets de 1 500 fg », insiste ce conducteur.            

Pour M. Alseny Touré, un citoyen qui a été victime de la situation, c’est le manque de pardon entre les deux camps qui entraîne les disputes. Il faut accepter le pardon, dit-il. « Il faut qu’il ait le pardon dans le cœur de tout le monde parce que si nous restons dans cette logique en étant strict, ce n’est pas bon. Imaginez que le chauffeur refuse de laisser sa monnaie au passager et que lui aussi réagit de la même façon dans ce cas, il y aura forcément des disputes. Donc moi, ce que je peux dire, c’est qu’il ait de la clémence dans le cœur de chacun », a-t-il renchéri.

Selon ce citoyen rencontré qui a préféré parler sous l’anonymat, parcourir un seul tronçon dans la ville est un calvaire total. Il demande au gouvernement d’y faire face. « Franchement, nous avons des difficultés avec les chauffeurs, nous avons du mal à nous comprendre parce que l’affaire de monnaie nous fatigue. Si tu veux parcourir un seul tronçon et que tu n’as pas de monnaie, souvent il y a des tiraillements. Alors que l’État nous aides à trouver les petites coupures », a-t-il déploré. 

En attendant que le gouvernement trouve les petites coupures de la monnaie, les conducteurs de taxi et les passagers continuent à se tirailleur dans la circulation.

Aissatou Alhassane Diallo