Nouveau mandat : «Aucune partie du pays ne sera exclue, chaque Guinéen aura sa place», rassure Alpha Condé

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Conakry-Guinée : C’était dans un Palais de Mohamed V plein à craquer que le Président de la République, le Pr Alpha Condé, en présence de ses homologues Chefs d’Etat et de gouvernements, a réitéré son engagement de gouverner autrement un slogan qui a pris de l’ampleur au sein de l’opinion nationale.

Devant ses invités, le chef de l’État a mis en exergue sa vision et sa détermination d’accompagner sa population tout en assurant qu’aucune partie du pays ne sera exclue. « Je réitère devant la nation, mon engagement de continuer à œuvrer pour tous en cette phase de notre histoire et pour notre avenir, car le pays a besoin de véritable sursaut national dans l’objectif de consolider l’unité nationale et la cohésion sociale. Je suis le président de tous les Guinéens, au service de tous les Guinéens. Dans la réalisation de notre idéal commun, personne ne sera oubliée, aucune partie du pays ne sera exclue, chaque Guinéen aura sa place, car c’est ensemble que nous pourrons surmonter les difficultés », a-t-il souligné.

Parlant des directeurs des régies financières ou des ministres, le Chef de l’État, le Pr Alpha Conde a précisé en ces termes : « Nous nous engageons à lutter avec fermeté contre la corruption qui gangrène le développement de notre pays, le copinage, le clientélisme. Nous voulons désormais gouverner autrement. Comme nous avons pris l’engagement devant le peuple. Gouverner autrement, cela veut dire travailler pour les couches les plus vulnérables. Gouverner autrement, cela veut dire que les ministres et les hauts fonctionnaires doivent être au service du peuple et non pas à leur service ou au service de leurs familles…Pourquoi gouverner autrement ? Parce que pendant mes deux derniers mandats, j’ai constaté que ces personnes anonymes qui, dans les villages, dans les districts qui ont sacrifié tout pour la victoire, ont été abandonnées par les ministres et les cadres. C’est pourquoi, dans la déclaration des biens, nous exigerons que non seulement les ministres déclarent leurs biens, mêmes ceux de leurs femmes, de leurs enfants, car en observant, je ne connaissais pas bien les cadres guinéens, mais j’ai eu le temps de les connaitre. Aussi, nous allons installer à la présidence, une structure, toutes les sociétés seront passées au crible. Toute société qui appartient à la femme d’un ministre ou à son fils, toute société qui appartient à un directeur général d’une régie financière sera exclue définitivement de tous les marchés publics ».

Naby Camara