Hausse du prix du pain : la miche se négocie à 2 500 fg, 4 000 voire 5000 fg dans certains quartiers de Conakry

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Conakry-Guinée : L’arrêté A/2021/043 portant fixation du prix de la farine et du pain en date du 15 janvier 2021 a été annulé par le président de la République. Les prix de la farine et du pain anciennement en vigueur restent inchangés sur toute l’étendue du territoire national souligne un autre arrêté du samedi 16 janvier 2021. Mais ce dernier arrêté n’a pas d’effets encore sur les prix qui ont grimpé dès après la publication de l’arrêté du 15 janvier. Une véritable pilule difficile à avaler pour certains citoyens de la haute banlieue de Conakry qui continuent de payer la miche de pain à 2 500 pour les petits et 4 000 à 5 000 pour les grands.

Les Guinéens inconditionnels de cet aliment de base se disent inquiets. C’est le cas d’Ousmane Camara rencontré à la gare routière de Kagbelen : « Moi, je viens juste de payer un petit pain à 2 500fg à la gare routière de Djoumayah (Dubréka). Mais cela ne me surprend pas parce qu’hier aussi dans mon quartier à Sanoyah, j’ai fait le tour des boutiques franchement, je n’en revenais pas. Comme c’est la Guinée, chacun fixe son prix à sa guise, sinon ça ne se doit pas comme ça. Nous nous souhaitons que le président fait face à ce problème sinon ce  n’est bon », affirme ce paisible citoyen.

N’Valy Koulibaly, lui, affirme que le prix n’a pas encore changé dans son quartier : « Nous ici à Km36 quand même rien n’a changé, le prix reste les mêmes 2000 fg pour les petits et 3 500 fg pour le grand. Peut-être ce changement de prix, c’est dans les autres quartiers » a fait savoir M. KOULIBALY.

Visiblement très en colère, M’Ballou Bangoura déclare : « Tout ce qui est fabriqué chez nous est cher. Dans les autres pays, ce n’est pas comme ça, mais en Guinée, c’est autre chose. C’est la faiblesse du gouvernement parce que les gens savent que rien n’est respecté en Guinée. Si c’est l’Etat qui produisait, puis vendait à la population, il pouvait contrôler le prix sur le marché. Mais malheureusement en Guinée, rien n’appartient à l’Etat, c’est vraiment dommage ».

Oumar Camara