Avortement : une pratique devenue monnaie courante

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Conakry-Guinée : L’interruption volontaire de grossesse chirurgicale consiste en une aspiration de l’œuf. Elle a lieu nécessairement dans un établissement de santé (hôpital ou une clinique autorité à pratiquer l’avortement).

Il parait qu’on peut pratiquer un avortement provoqué jusqu’à 15 semaines d’aménorrhées, c’est-à-dire jusqu’à la fin de la semaine après le début des dernières règles. Toutes les femmes, y compris les mineures, peuvent demander un avortement provoqué.

La procédure veut que l’on s’attache à obtenir un consentement des parents pour les mineures, mais en cas d’opposition entre eux, c’est la personne directement concernée par la grossesse qui peut enfin prendre la décision concernant son choix de l’interrompre. Dans  ce cas, la fille  sans se faire accompagner par une personne majeure de son choix.

Le protocole de mise en place d’un avortement provoqué est plutôt long et nécessite de franchir plusieurs étapes. Il faut prendre également en compte les délais d’attente pour programmer les rendez-vous dans leurs centres et établissements de santé.

Dès lors qu’une femme enceinte envisage d’interrompre sa grossesse, la première chose à faire est de voir un médecin ou une sage-femme. Il peut s’agir de son médecin généraliste ou sa gynécologue, mais aussi un centre médico-social. Comment se passe une interruption volontaire de grossesse ?

Ce dossier vous  informe sur vos droits et vous fournit des informations fiables et pratiques sur l’interruption volontaire de grossesse, car être informée permet d’être rassurée et de pourvoir décider en reconnaissance de cause de poursuivre ou non une grossesse.

Selon un gynécologue qui a gardé l’anonymat, il existe en effet deux méthodes pour pratiquer un avortement volontaire. La première est par médicament et l’autre par la chirurgie.

Pour les femmes, les causes et les conséquences sont très graves cela signifie qu’il y a des risques inhérents à tout acte chirurgical, des risques de performer l’utérus avec risque de perforation intestinale, des hémorragies, des infections et un grand risque sur la fertilité chez la femme.

Fatoumata Bah, âge de 25 ans, témoigne : « J’ai subi une intervention chirurgicale. La prise en charge ne s’est pas très bien déroulée, en revanche,  à mon réveil et pendant 3 ou 4 jours j’ai eu des saignements très importants et des douleurs abdominales, mais ce n’était pas suffisamment supportable pour me donner d’antidouleur ».

Une autre souligne : « J’ai choisi la méthode médicamenteuse, mais les heures qui ont suivi la prise du second médicament ont été si douloureuses que je me suis rendues dès le lendemain aux urgences. On m’a dit que c’était normal. Trois heures après, les saignements et les douleurs ont continué tant et si bien. C’est ainsi que je me suis retournée aux urgences pour plus d’assurance. On m’a alors fait une échographie et on s’est rendu compte que l’œuf était toujours là. Il a donc fallu que je fasse un avortement chirurgicale m’a été conseillé afin que je puisse me débarrasser de la douleur qui ne faisait que s’aggraver. J’ai été programmé le surlendemain dans un l’hôpital de la place pour me faire plus de consultation qui ont enfin abouti à atténuer la douleur ».

Amara Touré