Bicéphalisme au patriarcat de N’Zérékoré : Des militaires à la retraite invitent David Massa à rejoindre les rangs de ses pères

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N’Zérékoré-Guinée : Un collectif de militaires retraités demande à David Massa de rejoindre sa famille Zogbéla. Après plusieurs tentatives de réconciliation des autorités, notamment le maire de N’zerekoré, Albert Moriba Delamou, ces anciens combattants invitent David Massa qui continue à s’entêter à rejoindre les rangs de ses pères de Zogbéla.

Ils se disent très préoccuper par le bicéphalisme au patriarcat et qui pollue l’atmosphère dans la ville de N’Zérékoré. Pour le collectif, David Massa n’est que fils, alors il doit suivre et écouter les personnes âgées. «Nous connaissons des principes pour lesquels les gens sont en train de discuter entre eux. Chez nous, quand un patriarche meurt, on n’attend même pas un jour ni deux, le successeur qui est là parce que chacun connait sa place, donc dès que le patriarche meurt, c’est même son remplaçant qui devient automatiquement le maître de la cérémonie. C’est maintenant que j’entends qu’ils n’ont pas attendu que les larmes sèchent, non ! Pas de larmes sèches dès que le patriarche meurt, on le remplace immédiatement », martèle le Colonel Pépé.

Pépé Jean Francis Loua, colonel à la retraite, ajoute : « Nous qui sommes devant vous, nous sommes tous retraités, nous sommes fils de N’Zérékoré. Eu égard à ce qui prévaut dans la ville de N’Zérékoré, nous nous sommes retrouvés pour dire attention, il faut qu’on se lève pour qu’on soit à côté de nos frères, à côté de nos responsables politiques et administratives, à côté de nos sages, nos papas, nos maman. Parce que cette situation est déshonorante. Nous voulons que la mémoire de notre vieux Hazaly soit entourée de tout l’honneur, il ne faut pas qu’ont salisse sa mémoire ».

Le colonel à la retraité revient sur l’histoire de feu Molou Horomo Hazaly : « Ce vieux nous l’avons connus. Moi, personnellement c’est à N’Zérékoré que j’ai compris qu’on l’appelle Hazaly, mais dans l’armée, nous l’appelions Horomo Haba. Il a fait l’armée française et guinéenne. Après l’armée française, quand nous sommes rentrés au pays en 1970, il y a eu l’agression du 22 novembre, c’est ainsi qu’ils ont été rappelé dans les rangs, ils ont été ventilés dans tout le pays. C’est ainsi il m’a trouvé à Koundara, c’était notre doyen ce vieux. Je vous dis c’était un chauffeur, un excellent chauffeur. Il était muté au P.A (Point d’Appui) de Kingan, une sous-préfecture de Koundara. A chaque fête, nous ces jeunes frères, on partait le chercher pour l’envoyer à Koundara et fêter ensemble. Après on le raccompagne et c’est là où nous nous sommes connus. Maintenant si aujourd’hui après son décès, il y a des tiraillements, cela me fait mal au cœur». Et de conclure : « Si David Massa est le fils de Hazaly, on le demande de quitter les rangs de ceux qui sont derrière et qui le parlent dans l’oreille, le trompent. On ne peut pas introniser un patriarche dans un terrain de Mamaya. C’est de la foutaise. Plus tôt, c’est à la pierre qui se trouve à Kwetèyapoulou qu’on peut introniser un patriarche ici à N’Zérékoré ».

Jules Lamilé Kombadouno