Université Général Lansana Conté de Sonfonia : «On a l’impression que d’autres dorment ici», se lamente un étudiant

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Conakry-Guinée : Le problème de places est un véritable casse-tête pour les étudiants de l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia. Se trouver une place dans les salles afin de suivre les cours ressort d’un parcours de combattant. Plusieurs étudiants sont obligés de suivre les cours arrêtés à la fenêtre et parfois juste à la rentrée de la salle de classe.

Alors qu’il y a assez d’espace dans l’enceinte de cette université pour construire d’autres salles de classes et permettre à ces 23 000 étudiants de suivre de façon décente les cours. La question qui revient sur toutes les lèvres est : est-ce qu’un refus ou un manque de financement dû à la mauvaise gestion de fonds alloués ? En tout cas, les infrastructures ne sont plus adéquates pour recevoir tout ce monde.

Cet étudiant interrogé ce jeudi 25 février évoque autre fait qui justifie la pléthore d’étudiants dans cette université. « Il y a plusieurs étudiants orientés à l’intérieur du pays qui refusent d’aller suivre des cours à l’intérieur. Même à 6 heures du matin, tu pourras trouver qu’il n’y a plus de places dans les salles de classe. On a l’impression que d’autres dorment ici. Et quand tu viens ici à 7 heures, tu suivras les cours à la véranda ou à la fenêtre. C’est un peu difficile d’étudier dans des conditions pareilles », déplore Mohamed Sylla, étudiant en 2ème année sociologie.

Rencontré à la grande sortie de l’université, Soumah Moustapha, étudiant en 1ère année Economie-Finances, parle de manque de moyens. « Nous sommes confrontés à beaucoup de problèmes pour avoir de la place étant trop nombreux à cause des étudiants qui refusent de rejoindre leur université d’orientation. Pour ma part, c’est par manque de moyens que je suis ici, sinon serai déjà dans une université de la place », confie-t-il

Il faut noter que depuis plus de trois ans, l’Etat guinéen n’a pas orienté d’étudiants dans les universités privées du pays. Un autre aspect également qui pourrait justifier ce nombre élevé d’apprenants au sein des universités publiques.

 Moïse Rama Fils