Journée du 8 mars : Ces chiffres des cas de viols qui font froid au dos (OPROGEM)

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Conakry-Guinée : En ce jour du 8 mars, les statistiques des cas de viols enregistrés dans le pays l’année dernière sont alarmantes selon l’Office de Protection du Genre, de l’Enfance et de Mœurs que notre rédaction a contacté ce lundi 08 mars 2021.

La journée est célébrée sous le thème : « Leadership féminin pour un future égalitaire dans le monde de la COVID-19 ». D’après la commissaire principale de police, Marie Gomez, 374 cas de viols ont été recensés sur tout le territoire national. Elle salue le courage des parents dans le cadre de la dénonciation auprès des autorités compétentes de ce phénomène grandissant. « Ce n’est pas parce qu’il y a beaucoup de cas de viols, mais c’est parce qu’il y a beaucoup plus de dénonciations », lance-t-elle avant de poursuivre : « Tous les médias confondus ont poussé les victimes à venir dénoncer lorsque les enfants sont victimes. Les gens pensent qu’il y a une recrudescence de viols, oui bien sûr, mais il faut noter aussi que c’est parce qu’il y a beaucoup plus de dénonciations, c’est pour cela que le chiffre est très élevé par rapport aux années antérieures ou on (victime, ndlr) n’osait pas venir devant les services de sécurité pour dénoncer les cas de viols dont les enfants sont victimes ».

L’OPROGEM interpelle les parents des petites filles à veiller sur elles afin de les protéger contre leurs bourreaux. Et plus loin, le service invite tous les parents d’avoir l’audace de dénoncer quand ils sont victimes. « Nous, nous continuerons notre lutte et continuerons à combattre. Déjà, quant à l’État, il a beaucoup fait. Avant, il y a certains cas qui n’étaient pas pris en compte, mais aujourd’hui le viol sur mineur est une situation aggravante. Le viol sur une femme enceinte, sur une personne à mobilité réduite sont devenus des situations aggravantes (…) Les bourreaux essaient d’abuser sur les enfants à cause de leur vulnérabilité. Ces des enfants qui ne savent pas faire la différence entre le bien et le mal, elles n’ont pas atteint leur majorité. Donc, on essaie de les amadouer à partir d’une tige de bonbons, une boule de chocolat ou même un billet de 1 000 francs guinéens »,  fait savoir la commissaire Marie Gomez. Et de conclure : « Mon message auprès de mes consœurs mères de famille, c’est bien de veiller sur les petites filles, mais surtout avoir le courage de venir dénoncer au niveau des services de sécurité lorsque les enfants sont victimes de viol ».

 Moïse Rama Fils