Décès d’Hamed Bakayoko : «Ceci nous amène à beaucoup d’interrogations » (Jacques Gbonimy)

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Conakry-Guinée : Le décès du Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, hier mercredi 10 mars, a marqué les esprits des hommes politiques au-delà même de la Côte d’Ivoire. Beaucoup s’interrogent désormais sur le mode de gouvernance des pays africains. C’est le cas de Jacques Gbonimy, président de l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG) et ancien commissaire à la CENI.

Pour cet homme politique, à l’allure où les cas de décès se multiplient au sommet de l’Etat ivoirien avec le décès de deux Premiers Ministres à moins d’un an, cela n’aspire pas la confiance sur la gouvernance claire des États en Afrique. « Une fois encore toutes nos condoléances aux braves populations de la Côte d’Ivoire et à son État, qui à moins de 7 mois a perdu deux Premiers ministres. Et on nous annonce que toutes les institutions sont presque malades parce que les premiers responsables sont aussi souffrants. Même le nouveau Premier Ministre qu’on vient de mettre par intérim, nous apprenons aussi qu’il (Patrick Achi, ndlr) est fatigué, qu’il ne sort pas de sa maison. C’est très compliqué ça (…) Ceci nous amène à beaucoup d’interrogations par rapports à la succession dans nos pays », affirme-t-il.

Il faut rappeler qu’Hamed Bakayoko est décédé en Allemagne des suites d’un cancer fulgurant selon les propos du Président Ouattara.

Moïse Rama Fils