N’zérékoré : Plusieurs vendeurs de pains interpellés, les explications du Président de l’Union Régionale des Boulangers

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N’Zérékoré-Guinée : Plusieurs vendeurs de pains ont été interpellés ce mercredi 31 mars à N’zerékoré. Leur seul tort est de vendre la miche de pain à 4 000 FG alors que les autorités exigent qu’ils vendent à 2500 FG. Une attitude des autorités que le Président de l’Union Régionale des Boulangers de N’Zérékoré a dénoncé ce jeudi 1er avril.

Selon les dires du Président de l’Union Régionale des Boulangers de N’Zérékoré, c’est après plusieurs tentatives de négociations qu’ils ont décidé de vendre à leur tour le pain à 3 500 FG en gros et 4 000 FG aux détails. Le préfet  et le président de la chambre du commerce n’ont rien voulu savoir sur leur préoccupation concernant l’augmentation du prix de la farine. Elles se sont juste contentées d’interpeller ce mercredi 31 mars certains vendeurs de pain pour désobéissance aux ordres sur la vente du pain à 2 500 FG. Une attitude des autorités que déplore Abdoul Gadiri Bah. « C’est le préfet et directeur Régional du commerce qui ont ramassés les pains et  faire arrêter les vendeurs, les mettre en prison pour ne rien », a-t-il entamé avant d’ajouter : « On n’est resté trois (3) semaines derrière eux dans le but de négocier, mais ils n’ont pas accepté et nous ont dit : Conakry, c’est Conakry. Ici, c’est N’Zerékoré que c’est eux qui commandent ici. Nous aussi on a dit qu’il n’y a pas de problèmes. C’est ainsi qu’on a décidé de vendre le pain à ce prix ».

Pour lui, pas question non plus de leur part de vendre la miche de pain à 2 500 FG alors que le prix d’un sac de farine est passé de 240 000 FG à 330 000 FG. « On a diminué le poids, on l’a fait jusqu’au point qu’on ne peut plus le faire au risque de ne plus rien mettre dans le four. Raison pour laquelle on a  fait des plaidoiries à nos responsables à Conakry pour qu’ils nous aident parce que le prix de la farine a augmenté. Tout était en bonne voie, mais les autorités de N’zérékoré se sont catégoriquement opposées », poursuit Abdoul Gadiri Bah.

Ils sont plus de 500 boulangers à N’zérékoré qui ne savent plus à quel saint se vouer dans cette situation. Ceux qui ont été interpellés ont été libérés nous souligne le Président de l’Union Régionale des Boulangers qui, par ailleurs, plaide qu’une négociation soit ouverte dans de bref délai.

Moïse Rama Fils