Décès de Navigator : Ce que pense Dansa Kourouma (CNOSCG) sur les accidents de la circulation

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Conakry-Guinée : Les accidents de la circulation cachent une réalité connue pourtant de tous, les embouteillages dépressifs de Conakry. Ces propos sont celui de Dansa Kourouma, président du Conseil national des organisations de la société civile guinéenne (CNOSCG). Cet acteur de la société civile s’exprimait en ces termes suite au décès de l’artiste Navigator dans un accident de la circulation.

Pour lui, le manque d’infrastructures routières adéquates, l’imprudence des conducteurs d’engins roulant et la complicité notoire dans la circulation des agents de police favorisent les accidents qui enregistrent des morts d’homme.

La mort tragique dans un accident de circulation ce samedi 3 avril de l’artiste Abraham Macauley alias Navigator a touché la sensibilité de tous les Guinéens. Si certains s’interrogent sur la conduite de l’engin sur lequel le concepteur de Ragga Tonseh a péri avec son cousin sur l’axe Tombolia-Dabompa, Dr Dansa Kourouma, quant à lui, explique le fait par les tracasseries que cour les citoyens, notamment ceux de la ville de Conakry dans leur déplacement. Il estime qu’ils sont nombreux ces citoyens qui empruntent les taxi-moto pour éviter les interminables embouteillages qui du coup, leur exposent à des accidents. «Ces embouteillages qui sont devenus presqu’insupportables conduit même certains hauts cadres de l’État d’un certain rang à emprunter les motos pour pouvoir être au bureau ou à un rendez-vous à l’heure. S’il n’y avait pas de taxi-motos actuellement à Conakry, j’en suis sûr qu’aucun rendez-vous ne pourrait être respecté», dit Dr Dansa Kourouma.

Poursuivant, le président du CNOSCG ajoute la problématique d’un manque criard d’infrastructures routières dans la capitale. « Imaginez, une capitale comme Conakry, nous n’avons que deux (2) qui arrivent au Km 36. C’est la route Le Prince et l’autoroute Fidel Castro. Et entre Km 36 et Conakry, la plupart des usagers empruntent cette route. Moi, je crois que ce qui est important, il faut que la question d’infrastructure soit repensé et avec assez de rigueur. Parce qu’il nous faut des routes, le simple fait d’avoir des routes ne suffit pas. Il faut avoir des routes en quantité suffisante, mais aussi des routes qui répondent à des normes », a insisté cet acteur de la société civile.

Dansa Kourouma pense que tant que la question de nos routes n’est pas réglé, elles continueront malheureusement à endeuiller les familles. Il n’a pas occulté aussi le rôle que jouent les agents de police le long des routes. « La complicité de la police routière est sans commentaire. Il suffit seulement de leurs donné quelques miettes même si vous êtes trois (3) ou quatre (4) sur la moto, vous passez comme si rien n’en avait été », déplore-t-il.

La disparation de l’artiste Navigator dans cet accident relance le débat de la circulation des gros porteurs dans la capitale.

Moïse Rama Fils