L’ONU souligne le rôle du sport en faveur d’un relèvement sûr et durable

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À l’occasion de la Journée internationale du sport au service du développement (6 avril), l’ONU a indiqué qu’elle entend poursuivre sa collaboration avec les acteurs du milieu sportif pour faire progresser les objectifs de développement durable (ODD).

Incarnation de l’esprit d’équipe, tremplin d’excellence individuelle, moteur de la croissance économique pour toute la société. Depuis longtemps l’ONU collabore de diverses manières avec les sportifs ainsi qu’avec les fédérations et associations sportives, afin de mettre le « grand pouvoir du sport » au service d’objectifs communs : l’amitié et la coexistence, la promotion de modes de vie sains et la réalisation d’un développement durable et inclusif et des 17 ODD d’ici 2030.

« Toutes celles et tous ceux qui interviennent dans le domaine sportif ont aussi des responsabilités », a rappelé le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres. « Réduire l’empreinte écologique du sport ; respecter les normes internationales du travail ; lutter contre la discrimination et les préjugés de toutes sortes ; rejeter la corruption ; veiller à ce que les grandes manifestations sportives mondiales telles que la Coupe du monde de la FIFA et les Jeux olympiques et paralympiques, qui rassemblent le monde entier, laissent une empreinte positive », a-t-il précisé dans un message pour la Journée internationale du sport au service du développement.

La pandémie de Covid-19 qui frappe l’ensemble de l’humanité depuis plus d’un an a fait naître de nouveaux défis que le monde du sport doit relever, a souligné le Secrétaire général.

« Celles et ceux qui travaillent dans le milieu sportif, tout comme les supporters et les sportifs, ont ressenti la douleur provoquée par l’absence, la perte de revenus et les rêves inassouvis », a-t-il dit. « Cependant, malgré la crise, de nombreuses compétitions et ligues ont trouvé des moyens inédits de créer des occasions de communion et de partage de joie ».

« Alors que les vaccins répandent l’espoir et que les supporters retournent dans les stades, le sport a un très grand rôle à jouer en faveur d’un relèvement sûr et durable », a rappelé M. Guterres.

L’ONU compte poursuivre sa collaboration avec celles et ceux qui travaillent dans le milieu sportif et avec les organisations sportives du monde entier pour faire progresser l’action climatique et promouvoir la paix, les droits humains et le développement durable. « Nous jouerons et applaudirons à nouveau lorsque tout le monde sera à l’abri de la pandémie », a promis le Secrétaire général.

Soutenir les équipes d’athlètes réfugiés aux jeux olympiques et paralympiques de Tokyo

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a diffusé mardi sur les réseaux sociaux une émouvante campagne appelant le monde à soutenir les équipes olympiques et paralympiques d’athlètes réfugiés. Cette campagne mondiale s’appuie sur une vidéo spectaculaire, « Le voyage », qui décrit les parcours hors du commun des réfugiés et leur espoir de participer aux Jeux olympiques et paralympiques.

Diffusée ce 6 avril pour marquer la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix, la vidéo « Le voyage » est le récit romancé du périple d’une réfugiée forcée de fuir son foyer à pied pour échapper au conflit et à la persécution. Traversant terres et mers, elle finit par rejoindre un lieu en sécurité, reconstruit sa vie et commence à s’entraîner à la course pour atteindre un objectif nouveau : une médaille. Créée avec la collaboration de deux réfugiés titulaires de bourses du CIO, la vidéo révèle le pouvoir transformateur du sport qui apporte espoir et changement aux personnes qui ont été contraintes de fuir.

60 athlètes et para-athlètes réfugiés s’entraînent pour Tokyo

Plus de 60 athlètes et para-athlètes réfugiés qui s’entraînent actuellement dans l’espoir de concourir aux Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo 2020. Le HCR travaille en étroite collaboration avec le Comité international olympique (CIO) et le Comité international paralympique (CIP) afin de soutenir les athlètes réfugiés qui continuent de s’entraîner, malgré les défis posés par le déplacement et la pandémie de Covid-19, sans renoncer à leur rêve de participer physiquement aux JO de Tokyo.

Première organisation mondiale chargée de la protection des personnes qui ont été forcées de fuir leurs foyers, le HCR sait que le sport est plus qu’une simple activité de loisir : « il a le pouvoir de ramener l’espoir, de guérir et d’aider les réfugiés à revendiquer leur avenir », souligne l’agence onusienne.

Avec plus de 80 millions de personnes aujourd’hui déracinées à travers le monde, le HCR travaille avec les gouvernements, les milieux du sport, la société civile et les réfugiés à travers le monde pour construire un avenir meilleur dans lequel toute personne contrainte de fuir – y compris les personnes handicapées – puisse avoir accès au sport et le pratiquer à tous les niveaux.

ONU Info