Humour : «On m’a dit que l’art est raison et la raison est humaine», dixit Sow Baïlo

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Conakry-Guinée : Monté sur scène pour la toute première fois le 30 Juin 1961 à Labé, dans une pièce appelée «Barè atchama tamèdhè», Amadou Bailo Sow de son vrai nom, communément appelé Sow Bailo. Depuis lors, il n’a cessé d’émerveiller le public guinéen à travers son humour. Cela fait 60 ans que Sow Bailo est sur scène, représentant de la Guinée en 1967 au los Allemagne international des pionniers à ART-TECH 2070 Km de Moscou dans le cadre de l’humour. Sow Bailo, artiste humoriste et météorologue, rencontré par notre rédaction, nous parle de sa vie artistique, mais également professionnelle.

De son état évoluant au sein de la direction nationale de la météorologie,

Sow Bailo fait partie des grands artisans de l’humour en Guinée qui ont bercé tout le peuple de Guinée. Evoquant les rasions qui lui ont poussé à faire de l’humour, il répond sans ambages : «On m’a dit que l’art est raison et la raison est humaine. Donc, l’art est la manière de s’extérioriser à la vue des autres de ce qu’on a en soi. J’ai commencé l’art quand je faisais la deuxième année de l’école primaire, je faisais de l’humour pendant la récréation, mon maitre s’appelle Bakary Kourouma, il vit encore. Pour la première fois qu’on m’a fait monter sur scène, c’était le 30 Juin 1961 à Labé, dans une pièce qu’on appelle ‘’Barhè atchama tamèdhè’’. Depuis lors, je suis sur scène».

Il est revenu longuement sur quelques étapes franchies d’ici comme ailleurs. «Je me rappelle encore en 1967, nous sommes venus pour l’inauguration du Palais du peuple avec la troupe d’Émile Cissé de Labé. Après, j’ai commencé en 1968, ma deuxième formation de Labé au camp El Hadji Oumar et en 1970, mon chef d’orchestre, mon professeur de géographie et d’histoire, Lansana Condé m’a fait admis dans l’orchestre fédéral et nous sommes venus au Festival national. Donc, depuis 1968, je suis dans l’orchestre de Labé, « Le Colima Jazz » et j’ai quitté l’orchestre en 1974 parce que je devais venir à Conakry pour étudier à l’Ecole nationale des arts et métiers. En dehors de la comédie, j’ai été aussi musicien-chanteur dans l’orchestre de Labé. Nous étions trois chanteur à savoir : Mamadou Dieng, Abdoulaye N’Doye Keita et moi Sow Bailo. Au sein de cet orchestre, beaucoup de choses m’ont marqué, surtout la cohésion qui existait entre nous. Après, je suis parti représenté la Guinée en 1967 au los Allemagne international des pionniers à ART-TECH 2070 Km de Moscou au bord de la mer noire. Là-bas encore, je faisais de l’humour avec l’armement  pionniers».

En revanche, l’humoriste a soutenu : « Cela fait 60 ans, je suis sur scène en Guinée (1961-2021) et vous avez vu je suis à pied c’est vrai que dans toutes choses il y a des bas et des hauts, mais ce sont les bas qui sont nombreux. Je ne suis pas le seul si nous prénoms Sory Kandia Kouyaté qui a eu le disque d’or de l’académie Charles cross en 1973, il est mort en location à la Sig Madina. Kadé Diawara, qu’est-ce qu’elle n’a pas fait pour la Guinée ? Ils doivent veiller sur la vie des artistes aussi ».

A la question de savoir si Sow Bailo a mis fin à l’humour, il répond : « Pas encore, mais l’occasion ne s’est pas encore présentée ».

Parlant de sa vie professionnelle, il nous raconte sa vie de météorologue : « J’ai fait la météorologie à l’Ecole nationale des Arts et Métiers avant d’aller à Cuba. Aujourd’hui, je suis ingénieur météorologue, j’évolue dans le bureau d’études et de la recherche de la Direction national de Météo. J’étais à l’aéroport, j’ai fait aérologie et protection aérienne là-bas. Les pilotes s’intéressent à nous parce qu’on travaillait et on rendait compte à la tour de contrôle pour donner à l’équipage la pression sur piste et sur mer. Tout ce qui est nécessaire pour le décollage et l’atterrissage ».

Pour terminer, Sow Bailo invite la nouvelle génération qui est passionnée de l’humour de n’est pas trop se fier vu que cela ne lui a rien rapporté. « Quand je vois les Mamadou Thug et les autres, je les encourage, mais tout en les donnant des conseils s’il y a possibilité de faire autres choses de n’est pas la ratée. Parce que ce qui ne m’a pas rapporté quelques choses pendant 60 ans, je ne vais pas continuer à encourager quelqu’un d’autre d’y faire, ce n’est pas honnête. Ça ne m’a rien apporté, seulement c’est à travers l’humour que beaucoup m’ont reconnu», conclut-il.

Saraf Dine Condé