Fête internationale du travail : le Mouvement syndical guinéen dénonce l’immixtion du Gouvernement dans les affaires syndicales

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Conakry-Guinée : A l’occasion du 135ème anniversaire de la fête internationale du travail, le Mouvement syndical guinéen qui regroupe en son sein : la COSATREG-UGTG-CGFOG-ONSLG-CGTG-CGSL-SIFOG-UDTG-UNTG-CONASIG a rendu public une déclaration dans laquelle il dénonce ce qu’il qualifie l’immixtion des autorités dans les affaires syndicales. C’est une déclaration qui a été lue par son secrétaire général ce samedi 1er Mai.

« Le mouvement syndical dénonce vigoureusement l’immixtion du Gouvernement dans les affaires syndicales à travers le vote du projet de loi organique L027 qui stipule en ses articles 39 et 41 l’arrêt des activités syndicales par les travailleurs retraités. Cette loi liberticide est notoirement en contradiction avec les conventions internationales 87 et 98 du BIT signées et ratifiées par la Guinée depuis 1959 et les textes juridiques des différentes organisations syndicales Guinéennes », rappelle-t-il.

Dans la même déclaration, le mouvement syndical guinéen dénonce également la caducité des mandats des conseils d’administration (C.A) des institutions qui doit être renouveler. « La Caisse Nationale de Sécurité Sociale CNSS, la Caisse de prévoyance sociale des agents de l’Etat (CNPSAAE), le Conseil Economique et Social, l’Institut National d’Assurance des Maladies Obligatoires (INAMO), l’Office National de formation Professionnelle (ONFP), le PAGUIP et l’Agence Guinéenne pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes », cite-t-il.

Il a aussi attiré l’attention des partenaires sociaux que le mandat officiel des élections sociales ou évaluations n’est plus d’actualité. Le mouvement syndical Guinéen a soumis au gouvernement et aux patronats son cahier de charge.

Concernant l’Administration publique, le Mouvement syndical guinéen demande :

  • La revalorisation du Salaire minimum interprofessionnel garantie (SMIG) à hauteur d’un million cinq cent mille Francs (1.500.000GNF) ;
  • L’augmentation de 50% du salaire indiciaire des fonctionnaires et les pensions ;
  • L’engagement à la Fonction Publique des enseignants contractuels en situation de classe ;
  • Le maintien du prix du carburant à la pompe à 9 000 gnf ;
  • La reprise des élections sociales ;
  • Le renouvellement du mandat des membres du Conseil d’administrations dont les mandats sont échus ;
  • L’audit de la Caisse nationale de la sécurité sociale (CNSS) ;
  • La révision des conventions collectives branche.

Moïse Rama Fils