L’ONU se félicite de l’annonce d’un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas

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Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Volkan Bozkir, se sont félicités jeudi soir de l’annonce d’un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas après 11 jours de combats.

Le chef de l’ONU « a salué le cessez-le-feu entre Gaza et Israël après 11 jours d’hostilités meurtrières. Il appelle les deux parties à respecter le cessez-le-feu », a dit son porte-parole dans un message posté sur Twitter.

Le cessez-le-feu négocié par l’Egypte et le Qatar doit prendre effet vendredi matin.

Lors d’un point de presse, Volkan Bozkir a pour sa part estimé que «  la nouvelle du cessez-le-feu tardif à Gaza est rassurante ». « C’était l’une des principales demandes des États membres que nous avons entendues lors du débat d’aujourd’hui. Cela montre que lorsque l’Assemblée générale prend l’initiative et que les États membres s’expriment ensemble, nous obtenons des résultats », a-t-il ajouté.

S’il y a un enfer sur Terre, ce sont les vies des enfants à Gaza aujourd’hui – António Guterres

L’Assemblée générale des Nations Unies a organisé ce jeudi à New York une réunion sur la situation en Palestine alors que la situation humanitaire à Gaza continuait de se détériorer en raison du conflit entre Israël et le Hamas.

Au début de cette réunion, le Secrétaire général de l’ONU et le Président de l’Assemblée générale avaient réclamé un cessez-le-feu immédiat.

« Les combats doivent cesser immédiatement. J’appelle toutes les parties à cesser les hostilités, maintenant et je réitère mon appel à toutes les parties à un cessez-le-feu immédiat », a déclaré M. Guterres jeudi matin.

« S’il y a un enfer sur Terre, ce sont les vies des enfants à Gaza aujourd’hui », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général de l’ONU a rappelé que « les hostilités ont gravement endommagé les infrastructures civiles vitales de Gaza, notamment les routes et les lignes électriques, contribuant à une crise humanitaire ». « Les points de passage vers Gaza ont été fermés et les pénuries d’électricité affectent l’approvisionnement en eau », a-t-il ajouté.

Le Président de l’Assemblée générale, Volkan Bozkir, a demandé aux parties au conflit de « s’éloigner du bord du précipice et de respecter le droit international ». Il a condamné «  toutes les attaques contre des civils et des sites religieux ».

António Guterres a indiqué qu’il allait lancer un appel de fonds humanitaire pour répondre aux besoins des populations affectées. En attendant, il travaille sur l’allocation par le Fonds d’intervention d’urgence de 14 millions de dollars. Le chef de l’ONU a exhorté les bailleurs de fonds à donner suite aux promesses qu’ils ont faites.

Quatre réunions du Conseil de sécurité

Depuis le début de l’escalade le 10 mai, le Conseil de sécurité des Nations Unies a tenu quatre réunions (dont trois à huis-clos) en huit jours sur le conflit israélo-palestinien à la demande de trois de ses membres : la Chine (présidente du Conseil en mai), la Norvège et la Tunisie.

«Le message des quatre réunions du Conseil de sécurité est fort et clair. Il faut mettre fin à la crise, mettre fin aux hostilités, mettre fin à la violence et protéger les civils », avait déclaré l’Ambassadeur chinois aux Nations Unies, Zhang Jun, lors d’un point de presse mercredi.

Toutefois, les membres du Conseil ne sont pas parvenus à s’entendre sur une déclaration ou résolution communes sur la crise en cours. « Bien que (le Conseil) ne s’exprime pas encore d’une seule voix, la position de la majorité écrasante est claire », avait toutefois assuré mardi M. Zhang. L’Ambassadeur chinois avait appelé tous les membres du Conseil « à se joindre aux efforts collectifs pour le cessez-le-feu et la protection des civils ».

Face à cette impasse au Conseil, deux autres organes intergouvernementaux de l’ONU – l’Assemblée générale à New York et le Conseil des droits de l’homme à Genève – ont été saisis cette semaine pour organiser deux réunions sur la crise israélo-palestinienne. Le Niger et l’Algérie, respectivement présidents de l’Organisation pour la coopération islamique et du groupe des Etats arabes à l’ONU, ont demandé au Président de l’Assemblée générale, Volkan Bozkir, la tenue d’une telle réunion.

Une douzaine de ministres d’Etat membres devaient participer à cette réunion ce jeudi. « Ce serait la première fois depuis le début de la pandémie que des ministres participeraient en personne à un débat de l’Assemblée générale à New York », a précisé Brenden Varma, le porte-parole du Président de l’Assemblée générale.

A Genève, session extraordinaire du Conseil des droits de l’homme le 27 mai

Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies tiendra, le jeudi 27 mai, à Genève, une session extraordinaire pour examiner la « grave situation des droits humains dans les territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-Est ». La session est organisée à la demande du Pakistan, en tant que coordonnateur de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) au Conseil, et de l’Etat de Palestine. 

A ce stade, le secrétariat du Conseil a indiqué que 63 États ont parrainé la tenue de cette session. Pour qu’une session extraordinaire du Conseil puisse être convoquée, l’appui d’au moins un tiers de ses 47 membres – 16 ou plus – est nécessaire. Jeudi 20 mai, le Conseil a recensé l’appui de 20 de ses membres. La demande pour la tenue de cette session a également été soutenue par 43 États observateurs.

Il s’agira de la 30e session extraordinaire du Conseil des droits de l’homme depuis la création de l’organe intergouvernemental onusien en juin 2006. La première session extraordinaire du Conseil, organisée un mois à peine après la création de ce dernier, portait précisément sur « la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés ».

La dernière session extraordinaire du Conseil s’est tenue en février dernier sur « les implications de la crise au Myanmar pour les droits de l’homme ».

Source : ONU INFOS