Madic 100 frontières et Grenade graciés : le soulagement de Me Salifou Béavogui

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Conakry-Guinée : Après la grâce accordée aux deux opposants de l’UFDG par le président Alpha Condé hier, Malick Condé alias Madic sans frontière et Boubacar Diallo alias Grenade ont regagné leur domicile respectifs ce samedi 19 juin 2021.

C’est devant leurs familles que ces deux anciens détenus ont soufflé le vent de la liberté. Leur avocat commun, Me Salifou Béavogui, très soulagé, s’est prononcé en ces termes : «D’abord, je commence par remercier le bon Dieu, le tout puissant Allah qui nous a permis de voir enfin ce jour. Je voudrais ensuite remercier vivement le Président de la République, le Professeur Alpha Condé, dans sa magnanimité, dans sa grandeur, d’avoir gracié mes deux clients Boubacar Diallo  »Grenade » et Malick Condé  »Madic Sans Frontière ». Je voudrais remercier du fond de mon cœur, au nom de mes clients, Monsieur le Ministre de la Justice Garde de Sceaux, pour le suivi de cette affaire. Pour toute l’attention particulière portée sur le respect de la liberté dans notre pays. Je voudrais enfin remercier toutes les personnes qui, dans l’anonymat, à visage découvert, qui se sont battus nuits et jours pour que cette libération soit effective. Sans oublier la presse, tous les avocats qui se sont battus dans cette affaire. Aujourd’hui, ils sont libres, Dieu merci. Je demande qu’on oublie, c’est déjà derrière nous. Ils revenus dans la société, ils reprennent leur vie d’habitude pour la construction de notre pays» a déclaré l’avocat avant de demander : «Je profite humblement et respectueusement pour demander de nouveau si je n’en abuse pas d’ailleurs à M. le Président de la République d’accepter d’accorder son pardon renonciateur au commandant AOB qui, le 19 juillet 2021, aura a fait 11 ans de détention provisoire sans oublier M. Jean Béavogui. Je voudrais également profiter d’accepter d’élargir cette mesure salvatrice à tous nos autres clients qui sont actuellement en détention. Je veux parler d’Ousmane Gaoual Diallo, de Cellou Baldé, d’Etienne Soropogui et autres…» a-t-il plaidé.

Moise Rama Fils