Alliance politique en Guinée : L’ANAD renouvelle sa confiance à Cellou Dalein Diallo

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Conakry-Guinée : L’Alliance nationale pour l’alternance et la démocratie (ANAD), jusque-là alliée électorale de l’UFDG de Cellou Dalein Diallo lors des dernières élections présidentielles, a procédé à la signature de sa nouvelle charte ce mercredi 14 juillet au siège de ladite alliance ici à Conakry.

Au cours de cette cérémonie, le président de l’UFDG a été désigné par les membres de l’ANAD pour diriger les destinées de cette entité politique. Cellou Dalein Diallo estime que les épreuves vécues par les membres de l’ANAD depuis sa création ont permis de transformer l’alliance électorale en alliance politique. « Nous avons perdu 51 personnes dont 4 en prison, non seulement ces crimes sont niés par Alpha Condé et il n’y a aucune disposition prise pour identifier les auteurs de ces crimes, mais ces épreuves vécues ensemble nous a donné l’opportunité de nous connaître d’avantage. L’alliance électorale qui était circonstancielle, avec la solidarité que nous avons montré, a permis de bâtir une confiance entre les membres de l’ANAD et maintenant nous avons décidé de créer une alliance politique pour contribuer à l’avènement dans notre pays d’une société démocratique« , a-t-il affirmé.
Le président de l’UFDG a mis l’occasion à profit pour réaffirmer sa solidarité à l’endroit des cadres et militants de son parti détenus à la maison centrale. « Je voudrais en votre nom exprimer ma solidarité avec nos camarades qui sont séquestrés, qui sont détenus arbitrairement parce ce que telle est la volonté du tyran. L’instruction est terminée , il y a plus de deux mois, il n’y a pas de justice. Le tyran a établi une règle, c’est d’abord de les arrêter alors qu’ils n’ont commis aucun délit, aucun crime, de les séquestrer et de les demander à lui demander pardon« , a-t-il dénoncé.
Selon les dispositions de la charte, Cellou Dalein Diallo est élu à la tête de l’ANAD pour une période d’un an renouvelable une seule fois, avec comme objectif d’œuvrer par tous les moyens légaux pour obtenir la reconnaissance de la victoire de son parti à l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

Oumar Camara