Télécoms : l’ARPT ne compte pas baisser les bras sur les réformes réglementaires engagées dans le secteur

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Conakry-Guinée : L’Autorité de régulation des postes et télécommunications (ARPT) a organisé ce jeudi 29 juillet un point de presse. Au menu : les réformes réglementaires apportées par lui et son équipe notamment celle relative à la redevance d’interconnexion.

L’objectif est d’éclaircir la lanterne des populations guinéenne. Le Directeur Général de l’ARPT, Yacouba Cissé, était de certains cadres de son cabinet ainsi que le bureau des consommateurs de Guinée. D’entrée, le Directeur Général de l’ARPT a rappelé combien de fois la presse est importante dans le développement d’une nation avant d’énumérer les différentes réformes réglementaires que l’ARPT est en train de mener dans le secteur des télécoms à travers les textes réglementaires qui ont été mis en vigueur pour le bien être de la population guinéenne. Il a indiqué que l’ARPT n’entend pas baisser les bras face à ces multinationales qui ne veulent pas se soumettre aux règlements  en vigueur conformément à  l’arrêté A/2021/457/MPTEN/CNRPT/CAB du 29 mars. «Nous souhaitons faire taire toute les spéculations qui circulent à travers le secteur, notamment  les réformes  que l’ARPT est en train de mener pour changer à travers les TIC  l’économie de notre pays. Depuis notre arrivée au juillet 2020, nous avons eu la chance  de faire signer quelques  décrets, arrêtés et décisions qui vont dans le sens du développement  du numérique dans notre pays. A savoir : le décret du 21 mars 2021, relatif au partage d’infrastructure et l’interconnexion des réseaux. Ce décret a pour importance aujourd’hui, nous assistons à l’épanouissement d’une force terrible, il y a des multinationales qui en veulent encore à nous. Ce décret de partage d’infrastructures va obliger ces multinationales à accepter les petits opérateurs qui n’ont pas assez de moyen de faire la couverture nationale. Cela veut bien dire partage obligatoire d’infrastructures non, cela aide à équilibrer le marché, limiter la pollution visuelle. Aujourd’hui, vous sortez à Conakry, il y a la prolifération des pilonnes partout. Donc, ce décret va venir cadrer cela et rentre dans le cadre de l’équilibre de notre marché des télécoms. Ensuite, nous avons eu le décret concernant les transactions électroniques. Il y a une loi qui a été votée par l’Assemblée Nationale, la Loi L 035 depuis 2016, mais nous avions des difficultés pour mettre en application cette loi pour qu’elle soit appliquée. Le Président de la République a bien voulu nous confier cette tâche en signant ce décret. Par exemple Mobile money est utilisé par près de 40% de populations, mais L’Etat ne perçoit aucun franc, rien sur activité et çà depuis 2016. Les opérateurs ont commencé à faire cette activité financière puisqu’il n’y a pas eu de loi pour réglementer cela, ils font de notre pays ce qui veulent. Je sais aujourd’hui beaucoup de Guinéens ont la nostalgie de Sotelgui, les Guinéens sont nationalistes, nous avons combattu toujours l’injuste en Afrique avec l’absence de notre opérateur national, on a enfanté un Éléphant  qui est en train d’écraser la Guinée. Nous n’allons pas accepter cela, nous avons toujours refusé la domination et nous allons refuser la domination étrangère. Donc, ce décret sur la transaction électronique viendra réglementer les transferts monétaires, bancaires ainsi que dans d’autres pays de l’Afrique pour qu’en fin l’Etat guinéen puisse réclamer ses droits vis-à-vis des opérateurs téléphoniques qui, longtemps depuis l’avènement de leurs activités dans le pays, ne payent rien du tout. Juste le ticket d’entrer toute et pourtant toute activité qui génère de revenus dans le pays doit être partagée dans ce pays. Ce qui va aussi contribuer au développement des pays, donc ce décret est très important pour le pays»,  a-t-il fait savoir.

Plus loin, M.Yacouba Cissé est revenu sur les arrêtés portant sur l’ouverture des codes USSD  qui permettent à d’autres entrepreneurs locaux de se lancer dans les finances mobile, mais il fait savoir que malheureusement d’autres opérateurs s’opposaient  à cela, mais grâce à cet arrêté il va désormais permettre à d’autres acteurs qui désirent de se lancer  d’y profiter. «Nous avons reçu aussi ensuite l’arrêté  portant l’ouverture des codes USSD. Avant cet arrêté, les opérateurs s’accaparaient de cette activité, refusaient systématiquement que d’autres acteurs profitent de cette activité pour faire des activités économiques dans notre pays. Ce code étant libre par exemple, un entrepreneur guinéen qui a envie de se lancer dans les finances mobiles peut avoir accès à ce code et peut faire cette activité. L’opérateur téléphonique est obligé puisqu’il y a un arrêté qui est là et la loi suit derrière, est obligé d’accepter de coopérer  et partager le marché. Donc, le marché guinéen est monopolisé par les opérateurs et malheureusement pour nous, notre opérateur historique ne vit plus. Donc, on est en train de regarder les multinationales piller notre économie nationale et expatrier à l’étranger, nous ne pouvons pas accepter cela», a déploré le Directeur Général de l’ARPT.

A l’en croire, il a fait savoir également que grâce à l’arrêté des ministres des Finances et des Télécoms va donner plus de pouvoir à l’ARPT de facturer les ressources rares qu’elle possède. «Nous avons aussi bénéficié de l’arrêté conjoint des ministres de Finances et des Télécoms pour nous permettre de facturer les ressources rares que détiennent l’ARPT pour le compte de l’Etat. Cela va nous permettre d’augmenter considérablement la contribution de l’ARPT aux réformes de guerres économiques engagées pour notre pays» a-t-il indiqué.

Le DG a fait savoir que depuis 2016 la transaction financière électronique qu’effectue l’opérateur Orange dénommé Orange money d’après lui est utilisée par plus de près  40% des populations. Dans cette transaction, l’Etat n’a rien comme gain. «Le mobile money, vous savez tous comme moi, est utilisé par près de 40% des Guinéens. Mais aujourd’hui, l’Etat ne perçoit aucun franc sur cette  activité d’Orange depuis 2016. Les opérateurs ont commencé à faire cette activité financière» nous a fait comprendre

Il a aussi fustigé les conditions dans lesquelles les Cartes SIM sont vendues. «Nous avons fait la décision pour l’identification des abonnés. Cette décision de l’identification des abonnés  devient une obligation comme d’ailleurs dans le monde. Vous partez dans n’importe quel pays organisé, quand vous voulez avoir une carte Sim, si vous ne faites pas sortir votre passeport, vous ne pouvez pas l’avoir, on doit savoir qui utilise ce numéro. Les opérateurs comme par le passé, ont toujours continué à utiliser à faire de n’importe quoi, ils vendent des cartes Sim aux fraudeurs qui prennent tous notre  trafic international illégalement. Donc, cette identification permettra d’arrêter non seulement des malversations financières et freiner le banditisme et les arnaques. Sinon on ne peut pas savoir qui fait ce mal ? Qui est derrière ce mal ?»

L’ARPT déplore le fait que beaucoup utilisent le réseau 4G vue que c’est la vitesse la plus élevée, mais par contre le régulateur sont souci est que les utilisateurs guinéens aient la possibilité eux-mêmes de choisir entre un réseau mobile 4G et un réseau MOBILE fixe 4G et cela a des coûts rentables pour la population, mais aussi les opérateurs d’accès d’internet seront épargnés de régime de Licence sachant  que la somme globale élevée à des centenaires de millions de dollars, ils ne vont pas avoir la possibilité de payer ou souscrire. «Nous avons le marché des télécoms en Guinée, la plupart de tous les utilisateurs de la téléphonie, vous regardez 99% d’entre nous ici utilisons le réseau 4G parce qu’elle à la vitesse plus élevée aujourd’hui, mais il faut que cela cesse. Pour cela, il faut alléger la lourdeur de Licence d’opérateurs aux opérateurs uniquement qui font le mobile, les opérateurs d’accès fournisseurs d’internet, il y a aujourd’hui au nombre de cinq qui n’arrivent pas à rentrer dans le marché. Donc, nous l’ARPT veut que l’utilisateur guinéen ait la possibilité de choisir entre le réseau mobile 4G et le réseau MOBILE fixe 4G et cela va enlever les opérateurs d’accès d’internet sous le régime de Licence parce que la somme globale peut être élevée à des centenaires de millions de dollars. Ils n’ont pas la possibilité de payer, de souscrire à cela. On est en train de les migrer vers le régime d’autorisation qui permettra non seulement d’augmenter le nombre de fournisseurs. Aujourd’hui, une quinzaine de sociétés des entrepreneurs  guinéens qui se sont manifestés, qui ont envie de participer à l’essor du développement économique  de notre pays. Ils veulent aller dans cette activité et nous allons faire en sorte que le marché soit équilibré. Ces operateurs  de fournisseurs d’accès à l’internet. Pus il y a d’opérateurs dans le marché, plus le cout est bas pour les utilisateurs» a expliqué le DG.

Sur l’arrêté relatif aux redevances d’interconnexion qui  fait débat dans la cité, il soutient qu’il n’y a pas eu d’augmentation : «Il y a eu des décisions qui ont été prises auparavant qui n’étaient pas bonnes, nous l’assumons parce que l’administration est une continuité. Cela ne devrait pas, un droit pour un opérateur étranger qui fait son activité, qui fait son revenu sur la tête de la population guinéenne et que l’Etat a juste demandé de faire un tout petit peu de partage de revenu, on dit : non l’Etat, vous n’avez pas droit, mais pour quelle raison ?» s’est-il demandé le DG.

Selon le Directeur générale de l’ARPT, il y a deux catégories de trafic à savoir : le trafic national qui est l’ensemble des communications qui  se passent sur notre sol guinéen et le trafic international, c’est-à-dire ce qui se fait en dehors de notre pays. Le trafic national est aussi composé de deux types : le trafic inter-réseau et intra-réseau.

Saraf dine Condé