Gent féminine : Confrontées au chômage, M’Balia et Mariama partagent leur quotidien

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Conakry-Guinée : Les demoiselles M’Balia Sankhon, diplômée en santé dans une école en Sierra Léone, âgée de 22 ans et Mariama Camara, 22 ans, sont deux filles qui partagent presque toutes ensemble, malgré leur différend, le même quotidien.

Les deux filles ont accordé un entretien à notre rédaction. Elles nous livrent leur temps précieux qu’elles partagent ensemble. Les demoiselles se disent contente de se battre afin d’avoir un travail. Face à ce défi du chômage, la diplômée a rappelé : « J’ai étudié en Sierra Léone, mais je compte faire mon mieux dans le service santé pour apporter mon soutien aux malades et assister des personnes en situation difficile. Mais force est de constater qu’il est difficile d’avoir même un stage dans une clinique ou dans un hôpital de la place. C’est pourquoi, je sollicite l’aide de l’Etat’’.
Elles sont obligées de faire le petit commerce en vendant le pain dans la soirée dans les embouteillages à Conakry.  Elles revendent le pain tout juste pour ne pas rester à la maison et ce avec une maigre revenue. 

Mlle M’Balia Sankhon se dit émerveiller pour la première fois d’être interrogée par un journaliste pour livrer son quotidien. Elle souhaite faire une autre formation malgré son âge qui avance. La jeune fille se dit confiante qu’un jour qu’elle pourra relever le défi en faisant autres choses qui peuvent lui apporter beaucoup plus de bénéfices pour ne pas rester à la merci des gens. « Certes, avec mon diplôme et mon dévouement je pourrai relever combien important« .

La nommée Mariama Camara abonde dans le même sens, mais dit toutefois son regret de n’avoir pas poursuivi l’école. Selon elle, ceux qui partent à l’école ont eu de la chance et les encourage à poursuivre. « Il faut toutefois savoir que l’école n’est pas faite pour tout le monde. C’est face à ce défi que j’ai décidé pour faute de soutien moral et financier d’abandonner les bancs en 8ème Année. Aujourd’hui, j’ai opté pour d’autres alternatives pour subvenir à mes besoins notamment fréquenter un salon de coiffure et comme pendant le mois de Ramadan les ateliers de marchent, je revends le pain avec mon amie une fois qu’il fait soir sur la capitale« , affirme Mlle Camara. C’est grâce aux soutiens de sa tante du nom de ‘’ Tantie-mère’’ qu’elle a pu surmonter ces moments difficiles de sa vie après le décès de ses deux parents. « Aujourd’hui, je m’occupe de mon fils de 7 ans que je suis de très prêt pour ne pas qu’il soit comme moi. Actuellement, je n’ai aucun regret d’avoir abandonné l’école parce qu’au fil du temps, j’ai eu beaucoup de soutien de mes proches et de mes amis« , conclut-elle.

Elles appellent à la bonne volonté de l’Etat et des bonnes volontés à faire de la réinsertion des jeunes filles une priorité dans leur agenda de développement. Parce que beaucoup de filles se prostituent faute d’autres alternatives.

Amara Touré