Hausse du prix des produits pétroliers : «On aurait pu aller jusqu’à 12 000 FG» (Ministre Hydrocarbures)

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Conakry-Guinée : Ce mercredi 4 août est le jour de l’application des nouveaux tarifs sur les produits pétroliers en Guinée qui passent désormais de 9 000 à 11.000 francs guinéens. Le ministre des Hydrocarbures a fait savoir que c’est par rapport aux dimensions sociales que l’Etat a décidé de fixer les prix ainsi.

Djakaria Koulibaly a par ailleurs indiqué que le prix de ces produits pétroliers pourrait aller au-delà de 11 000 francs comparativement aux prix des pays voisins sur les ondes de nos confrères de Fim FM ce mercredi 4 Août 2021. «C’est le cas au Mali, le prix de l’essence est à plus  de 12 000 francs et le Gasoil est à plus de 11 000 et la Côte d’Ivoire est à 11 500 francs. Donc, tous ces pays sont supérieurs à la Guinée par rapport au prix. Donc, la Guinée est à 11 000 francs, c’est encore un effort du gouvernement  qui prend en compte la dimension sociale (…) On aurait pu aller jusqu’à 12 000 francs, encore une fois on est dans un monde planétaire et renseignez-vous sur les prix en Côte d’Ivoire et au Mali. Vous verrez que le gouvernement a encore fait un effort et lorsque vous regardez la structure, on continue de subventionner» a précisé le Ministre qui indique par ailleurs que cette hausse s’explique par le niveau du baril à l’international. Même que cette augmentation pouvait se faire au mois d’Avril.

Parlant de la sortie du Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) dirigé par Mohamed Abdallah Chérif qui, dans un communiqué, a expliqué que tous les prix seront désormais à la hausse avec cette augmentation. M. Koulibaly souligne : «Moi je suis un économiste, il y a nos anticipations, il y a la réalité. Ce que le GOHA est en train de dire et tant d’autres personnes, c’est d’imaginer que le prix du carburant a augmenté et du coup on va avoir une augmentation du prix sur les services et des biens. Mais le gouvernement vous déclare que les dispositions sont prises, un communiqué est passé hier, un communiqué dont le contenu a été concerté avec les transporteurs, attendons de voir. Si on s’aperçoit dans la réalité que ce qui se pratique sur le terrain est différent des dispositions annoncées, le gouvernement est responsable. Les dispositions seront prises pour corriger maintenant ce qui ne va pas».

Moïse Rama Fils