Libération de Fonike Mangue : Siaka Barry plaide auprès du Président Alpha Conde

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Conakry-Guinée : Sur sa page Facebook, l’ancien ministre de la Culture, Siaka Barry, reconverti en leader politique, s’adresse à son « père », le président Alpha Condé à propos de Foniké Manguè, Oumar Sylla, activiste de la société civile encore en prison. Lisez.

Le Président Alassane Ouattara de Côte d’Ivoire vient de grâcier, aujourd’hui vendredi, 16 opposants à son régime, qui croupissaient depuis des années dans la tristement célèbre prison de la MACA. Ceci fait suite à sa rencontre avec l’ancien Président Laurent Gbagbo visant à décrisper l’atmosphère politique en Côte d’Ivoire.
Parmi ces prisonniers politiques libérés, cette image de l’honorable Yves Aguédé Paulin, m’a personnellement ému. 
Tout droit sorti de prison, sa première demande fut de voir la tombe de sa chère maman (décédée pendant qu’il était en détention). Et voici l’honorable se jeter littéralement sur la tombe de celle qui l’a mis au monde, pour laquelle il aurait tout donné aujourd’hui afin de la revoir une dernière fois et qu’il ne reverra pourtant plus jamais ! Que c’est triste de ne pas pouvoir enterrer sa propre mère, à cause des contraintes de la prison. Voilà encore la douleur indicible que la prison peut nous infliger !
Cette image m’a inspiré encore une fois, un appel à l’endroit de M. Le Président de la République de Guinée :
Cher Président, cher père, permettez moi en toute humilité d’en appeler encore une fois à votre sens de la sagesse, de la justice et de l’humanisme, afin de faire libérer notre frère Foniké Menguè et avec lui, libérer tous les prisonniers politiques guinéens connus ou anonymes.
Je vous l’ai toujours dit, cela ne fera que vous grandir et apaiser les cœurs et les esprits dans notre pays, une coexistence pacifique et une paix durable. 
Cher Président, vous-même en tant qu’ancien prisonnier politique, vous êtes conscient qu’on ne peut jamais bâtir une nation viable dans la division et dans le ressentiment.
Cher Président, cessez d’écouter les sirènes de la division autour de vous, n’accordez aucun crédit aux faucons et aux va-t-en-guerre qui foisonnent dans votre palais à Sekoutoureya, clouez la bouche aux profiteurs et autres charognards qui ne trouvent leurs comptes que dans la division de notre peuple et qui ne sont mûs que par leurs seuls intérêts égoïstes et pécuniaires. 
Cher Père, sachez très sincèrement que vous seul serez comptable des faits et des méfaits de votre régime, devant le Peuple et devant l’Histoire.
 Alors pendant qu’il n’est pas encore trop tard, libérez vos fils qui sont en simple désaccord d’opinion avec vous et donnez leur le plein droit d’exprimer librement ces opinions contradictoires conformément à la constitution…voilà ce qui pourrait vous grandir un jour devant la postérité.
Cher Président Alpha Condé, ne réclamez jamais un pardon là où il s’agit désormais de vies à sauver ! Aucun pardon ne vaut la vie !
Le pardon suprême appartient à Dieu et lui seul sait qui le mérite parmi nous les mortels.
Or, dans la Rome antique ne disait-on pas « César, n’oublie pas que tu es mortel… »
LIBÉREZ FONIKÉ MENGUÈ ! LIBEREZ LES PRISONNIERS POLITIQUES ! 
Siaka Barry, citoyen guinéen