Circulation routière : Les tracasseries policières, le quotidien des motards à Conakry

0
283

Conakry-Guinée : C’est un fait presque devenu une monnaie courant en Guinée, principalement dans la capitale Conakry où des agissements inappropriés sont généralement enregistrés entre les agents de la police routière et les conducteurs de motos, particulièrement les motos-taxis.

De part leurs comportements, les sujets concernés agissent plus ou moins de manière inadaptée sur la circulation. Ce qui entraine le plus souvent à la discorde entre la police routière et les motards.

De l’indiscipline dans la circulation à la raquette policière vient se greffer le contagieux pot de vin des usagers. Dans ce climat de contradiction où le droit est quasiment bafoué dans la circulation routière, chacun estime vouloir duper afin d’avoir un profit maximum d’une part et esquiver les policiers pour pouvoir embarquer les passagers. Cela sans pour autant tenir compte des mesures réglementaires. Voilà entre autres les multiples défauts qui assaillent la circulation routière en Guinée.

Ce mercredi 11 aout, dans la matinée à Almamyah, commune de Kaloum, un accrochage a eu lieu entre des agents de la police routière et un motard. Ces hommes en uniforme aurait confondu le conducteur de moto à une mototaxi dans le but de lui verbaliser pour une présumée infraction. Malheureusement, ce n’était pas le cas. Il s’est avéré que c’est le non-respect de l’éthique et la déontologie du métier d’agent de la police routière au profit des miettes qui  en est la cause principale de cet accrochage.

Pour Mamady Sacko, motard, c’est la souffrance quotidienne à laquelle les motards font face. «Aujourd’hui, nous avons un sérieux problème sur le terrain avec les agents de la routière qui ne cessent de transformer nos jours en calvaire. Même si nous présentons tous nos papiers y compris le casque sur la tête, ils demanderont toujours de payer une somme. Ils veulent que nous fassions  comme nos confrères conducteurs de muni bus qui les donnent le cota à chaque carrefour», déplore t-il.

Sous les regards des autres, certains accusent les agents de la police routière qu’ils ne se conforment pas aux règles du métier. Comme le manifeste Mamadou Oury Diallo, commerçant au marché Niger : «C’est très déplorable, cette attitude des policiers dans notre capitale. Souvent ils se font insulter par des chauffeurs et les motards à cause de leurs comportements qui ne reflètent absolument pas aux bonnes conduites des agents de la police. Parfois, vous verrez que  certains agents qui se jettent sur les motards justes pour les faires arrêter. On les voit presque tous les jours fermez les yeux  sur les infractions des étrangers ou des Libanais. Ceux-ci ne sont jamais inquiétés parce qu’ils leurs donnent de l’argent».

Devant cet imbroglio, aucun des acteurs ne veut endosser la responsabilité au manquement à l’éthique et de la déontologie routière, histoire d’échapper à une sanction administrative ou pénale.

Amara Touré