Concertations avec la junte : «Ils ont invité la classe politique à réfléchir et chacun a donné son point de vue» (Dr Ousmane Kaba)

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Conakry-Guinée : C’est parti pour les concertations nationales de toutes les sensibilités politico-sociales souhaitées par la junte militaire auteur du renversement du Président Alpha Condé le 05 septembre dernier.

Ces concertations ont débuté ce mardi 14 septembre par les partis politiques qui sont venus massivement à l’hémicycle du Palais afin d’écouter la feuille de route qu’allait dérouler le Lieutenant-Colonel Doumbouya et sa troupe. A la sortie de la salle, le Président du PADES a apprécié la démarche de la junte et a fait des propositions. «Je pense que les militaires ont voulu rencontrer la classe politique, vous savez que nous sommes dans un régime d’exception qu’on appelle transition. Donc, il est important que les acteurs se rencontrent et échangent pour savoir d’abord comment on va gérer d’abord la transition et comment on va s’en sortir. Il a été constaté, en tout cas, ce que j’ai entendu des différents acteurs, c’est que les acteurs politiques étaient tous unanimement conscients du bon travail qui a été fait par la junte militaire. Parce qu’il y a eu un coup d’Etat constitutionnel que nous avions dénoncés à l’époque, dans ces situations-là, il n’y avait que le changement militaire qui pouvait mettre fin à cette dérive», explique le Président du PADES.

Et d’ajouter : «Ceci étant, comment est-ce que nous voyons l’avenir ? Ceci étant, ils (le CNRD ndlr) ont invité la classe politique à réfléchir et chacun a donné son point de vue. Maintenant dans une deuxième étape, nous allons nous concerter entre nous partis politiques pour qu’ensemble avec les militaires nous puissions convenir d’un agenda de la transition. Donc, comme je l’ai dit, il faudra qu’on soit d’accord sur la mission qui est de restaurer l’Etat de droit, sur les objectifs, qui est de convenir sur élection libre, transparente et acceptée de tous les partis. Mais il faut pour cela un changement constitutionnel, il faut une nouvelle constitution, un niveau parlement, il faut des lois. Donc, pressions-nous raisonnablement, c’est ce que cela veut dire. Il faut aller vite et ne pas se précipiter non plus parce qu’il faut des bases solides pour ces institutions pour que ça marche».

Moïse Rama Fils, depuis le Palais du Peuple.